The Nice Guys

Paru le La Lettre AFC n°264 Autres formats

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The Nice Guys, thriller/comédie, tournage d’octobre 2014 à février 2015, à Atlanta et Los Angeles. Mis en scène par Shane Black (Kiss Kiss Bang Bang et Ironman 3) avec Ryan Gosling et Russel Crow. 53 jours de tournage.
De g. à d. : Tom Marvel, opérateur, Philippe Rousselot, aux manivelles, Nilo, assistant mise en scène, et Shane Black, réalisateur
De g. à d. : Tom Marvel, opérateur, Philippe Rousselot, aux manivelles, Nilo, assistant mise en scène, et Shane Black, réalisateur
Photo Daniel McFadden


Tourné avec deux Arri Alexa, série G anamorphique et un zoom Angénieux Optimo 56-152 mm A2S T4. Enregistrement en Arri Raw, rendu en 2K, et étalonné à Londres chez Lip Sync ; étalonneur Adam Inglis, avec qui j’avais déjà travaillé sur 2 x Sherlock Holmes.
Venu très tard au numérique, (et après bien des réticences), The Nice Guys est le premier long métrage que je tourne de cette manière. Même si je garde préférence et nostalgie pour le film, j’ai oublié ces dernières, pour plus d’efficacité. Le plan de travail original de 50 jours présentait une gageure vu la complexité du scénario, le nombre de décors, la difficulté de faire passer Atlanta pour Los Angeles (ces maudits crédits d’impôt), et le nombre d’effets spéciaux. Il fallait faire vite et (pas trop) cher.
Les 1 280 ISO de l’Alexa m’ont bien aidé, surtout en tournage de nuit, mais également le tournage systématique à deux caméras. (Opérateurs : Will Arnold et Tom Marvel, 1re assistante : l’excellente Valentine Marvel).

Quand aux éclairages, j’ai essayé de travailler au minimum, en me servant en extérieur le plus possible des sources existantes, (les réverbères à vapeur de sodium étant parfaitement d’époque). J’ai travaillé beaucoup avec des panneaux de LEDs fabriqués par le chef électricien, Joshua Stern.
Entre autres choses, j’ai trouvé très agréable et passionnant de tourner une comédie (presque une première en ce qui me concerne) car cela pose des problèmes de découpage, de cadre et de position de caméra fondamentalement différents.
C’est la première fois que je travaillais avec Shane Black, (et avec grand plaisir), dont j’avais adoré son Kiss Kiss Bang Bang, et la quatrième fois avec Joël Silver, producteur, figure mythique du cinéma américain.