François Ede

Direction de la photographie

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Articles (30)

Jonathan Ricquebourg, AFC, revient sur ses choix techniques et esthétiques pour "Earwig", de Lucile Hadzihalilovic
Reflets dans une dent de verre, par François Reumont

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Dans une maison sombre aux volets perpétuellement fermés, Mia, une fillette édentée, vit seule en compagnie d’Albert, un homme payé pour prendre soin d’elle. C’est à partir de cet argument assez épuré que démarre le nouveau film de Lucile Hadzihalilovic, dans une ambiance d’uchronie qui n’est pas sans rappeler celle des premiers films du tandem Caro et Jeunet. Marc Caro ayant apporté une petite touche de direction artistique en concevant un étrange appareil buccal chargé de recueillir la salive de la jeune protagoniste. C’est Jonathan Ricquebourg, AFC, qui signe les images de ce film fantastique presque gothique où le spectateur cherche parfois ses repères. (FR)

La Louma, première grue à tête télécommandée de l’histoire du cinéma
Par François Reumont

Machinerie et Grues

Au moment où la Cinémathèque française rend hommage à Jean-Marie Lavalou, François Reumont, dans cet article, reprend en les mettant à jour les termes avec lesquels il avait retracé l’historique de la Louma dans son Guide Machinerie de la prise de vues, publié en mars 2004 aux Éditions Dujarric (préface de Jean-Marie Lavalou et Alain Masseron). Le texte est suivi d’un entretien paru en 2005 dans Le Technicien du film à la suite de la distinction (Academy Award of Merit) obtenue à Los Angeles, d’une contribution plus personnelle de l’auteur et de ladite préface.

Cinematographer Sturla Brandth Grøvlen, DFF, talks about his work on Gunnar Vikene’s "War Sailor"
"Journey to the End of Hell" by François Reumont

Les entretiens de Camerimage

War films without soldiers are few and far between. Yet, this is what Norwegian Gunnar Vikene opted to do on his impressive film Kriegsseileren, which was screened in official competition for the Golden Frog for Best Cinematography 2022. Its narrative arc is evocative of Michael Cimino’s Deer Hunter (although it would have been entirely fitting for it to have adopted Cimino’s film’s French title : Journey to the End of Hell), this film whose title means “war sailor” is a film full of nuances in which destiny, friendship and survival combine to provide powerful dramatic fuel. Danish cinematographer Sturla Brandth Grøvlen, (Rams, 2015, winner of the Silver Frog) shot this epic yet very intimate story... (FR)

Edu Grau, ASC, AEC, and Shane Ainsworth talk about the technical challenge of shooting Lykke Li music video "5D", by Theo Lindquist
"I Follow You", by François Reumont

Les entretiens de Camerimage

Every year, the Camerimage festival honors music video cinematography during its big gala screening on Wednesday afternoon. This is the flagship event of our annual gathering, bringing together all the festival-goers and offering a unique window on the past year’s most innovative films. Amongst the contenders for the 2022 Golden Frog award for Best music video are director Theo Lindquist and cinematographer Edu Grau, who brought to life singer Lykke Li’s song “5D”. This astonishing cyclical ballet is well-attuned to the song’s melancholy mood. (FR)

Tommy Maddox-Upshaw, ASC, speaks about his cinematography on series "The Man Who Fell To Earth", by Alex Kurtzman
"The interstellar migrant", by François Reumont

Les entretiens de Camerimage

Extending rather than recreating the cult film by Nicholas Roeg, The Man who Fell to Earth – in which David Bowie plays an alien on Earth looking for a way to save his own planet – the eponymous TV series is a readaptation of the original novel that introduces a good dose of modernity. The impeccable British actor of Nigerian origin Chiwetel Ejiofor (Dirty Pretty Things, 12 Years a Slave...) lends his features to the visitor from another galaxy, while Noémie Harris (the mother in the film Moonlight) plays the Earthling who will be forced to accompany him on his mission. The screenplay by Alex Kurtzman and Jenny Lumet of course seizes the opportunity to show the social reality of present-day America, like an echo of the science-fiction short story that centers the theme of the foreigner.
Tommy Maddox-Upshaw ASC is the mind behind the images. He discusses with us the challenges involved in filming this series, a Spanish-British coproduction, which has been broadcast since April 2022 on Showtime. (FR)

Edu Grau, ASC, AEC, et Shane Ainsworth reviennent sur les défis techniques du vidéo clip "5D", de Lykke Li, réalisé par Theo Lindquist
"I follow you" par François Reumont

Les entretiens de Camerimage

Chaque année, le festival Camerimage met à l’honneur le travail d’image des vidéo clips lors de la grande projection de gala du mercredi après-midi. Un événement phare de chaque édition qui rassemble l’ensemble des festivaliers proposant une fenêtre unique sur les films les plus inventifs de l’année passée. Parmi les concurrents pour la Grenouille d’or de la vidéo musicale 2022, se trouvent le réalisateur Theo Lindquist et le directeur de la photographie Edu Grau, qui ont mis en image le clip "5D", de la chanteuse Lykke Li. Un étonnant ballet cyclique bien en phase avec l’ambiance mélancolique de la chanson. (FR)

Peter Zeitlinger, BVK, ASC, speaks about "L’angelo dei muri" ("The Angel in the Wall"), by Lorenzo Bianchini
"Space and Time" by François Reumont

Les entretiens de Camerimage

Set almost exclusively in a dilapidated and dark apartment, Lorenzo Bianchini’s L’angelo dei muri (The Angel in the Wall) is a strange story mixing present and past, featuring a lonely old man threatened with eviction and new tenants. The result is particularly evocative of, both in its form and its staging, The others, by Alejandro Amenabar (2001). Austrian cinematographer Peter Zeitlinger was behind the camera on this film with few shots a very decisive choreography between actors and camera. A staging of space above all. (FR)

Peter Zeitlinger, BVK, ASC, nous parle de ses choix pour filmer "L’angelo dei muri", de Lorenzo Bianchini
"L’espace et le temps", par François Reumont

Les entretiens de Camerimage

Se déroulant presque uniquement dans un appartement vétuste et sombre, L’angelo dei muri, (The Angel in the Wall), de Lorenzo Bianchini, est une étrange histoire mêlant présent et passé entre un vieil homme seul menacé d’expulsion et de nouveaux locataires. Le résultat évoque dans sa forme et sa mise en scène notamment Les Autres, de Alejandro Amenábar (2001). C’est le directeur photographie autrichien Peter Zeitlinger, ASC, qui est derrière la caméra de ce film où les plans sont comptés, et la chorégraphie entre comédiens et caméra très déterminante. Une mise en scène de l’espace avant tout. (FR)

Le directeur de la photographie Sturla Brandth Grøvlen, DFF, parle de son travail sur "War Sailor", de Gunnar Vikene
"Voyage au bout de l’enfer" par François Reumont

Les entretiens de Camerimage

Rares sont les films de guerre sans soldats. C’est le parti pris du réalisateur norvégien Gunnar Vikene et de son impressionnant Kriegsseileren (War Sailor), projeté en Compétition principale pour la Grenouille d’or de la meilleure image 2022. Évoquant par sa construction narrative Deer Hunter, de Michael Cimino (auquel il pourrait emprunter sans complexe le titre français, Voyage au bout de l’enfer), ce "matelot de guerre" est un film tout en nuances où destin, amitié et survie forment un puissant carburant dramatique. C’est Sturla Brandth Grøvlen, DFF, directeur de la photographie danois (Rams, en 2015, déjà récompensé par une Grenouille d’argent), qui met en image cette histoire à la fois épique et très intime... (FR)

Articles (11)

La couleur en question, quatre vidéos de la journée "Histoires de la couleur à l’écran" en ligne

Cinémathèque française

Début mars 2021, la Cinémathèque française mettait en ligne sur son site Internet les vidéos de quatre conférences programmées lors de la journée de rencontres internationales "Histoires de la couleur à l’écran", qui s’est tenue dans le cadre du festival Toute la mémoire du monde, en mars 2020. Pour résumer brièvement leur titre, il était question de "Vers la couleur", "La couleur en noir et blanc", "Les aventures de la pellicule Ferraniacolor" et "Des images tournées avec le procédé Keller-Dorian".

"Le Toit de la baleine", de Raoul Ruiz, photographié par Henri Alekan
François Ede se souvient...

Histoire de la cinématographie

Dans le cadre de sa plateforme Internet "Henri", la Cinémathèque française propose de redécouvrir ce film de Raoul Ruiz, tourné en Hollande, en 1982. Le Toit de la baleine est une fable ethnographique censée se situer dans d’improbables paysages de Patagonie. Nous avons demandé à François Ede, qui participa au tournage ainsi qu’à la restauration du film en 2016, de se replonger dans ses souvenirs afin de revenir, en particulier, sur le travail d’Henri Alekan, toujours audacieux et inventif.

Jean-Pierre Beauviala (1937-2019)
La ville criminogène, le son concomitant et... un chat sur l’épaule

Jean-Pierre Beauviala

L’histoire d’Aaton fut d’abord et toujours celle d’un homme, Jean-Pierre Beauviala, au parcours singulier et unique dans l’histoire du cinéma et de ses techniques. Certes son nom vient s’ajouter à une liste de pionniers et industriels français, d’Etienne-Jules Marey et Louis Lumière à André Coutant et Pierre Angénieux, mais il incarne plus que les autres un certain génie français, cartésien et intuitif, considérant que trouver les bonnes réponses exige de se poser d’abord les bonnes questions afin de fournir les outils adaptés aux besoins de chacun.

Journée "Pour une histoire des laboratoires cinématographiques"

Conférences, tables rondes, colloques, séminaires, Leçons de cinéma

L’équipe de l’unité de recherche Arts : Pratiques et Poétiques de l’UFR ALC* - université Rennes 2 - organise, vendredi 5 octobre 2018, une journée d’études intitulée "Nuits rouges : pour une histoire des laboratoires cinématographiques". En présence de François Ede, Jean-Pierre Neyrac et Vanessa Nicolazic, il y sera question de fusions et acquisitions, de Super 16, de tireuses, des débuts de l’étalonnage, de métol-hydroquinone, de pyrogallol et autres mystérieuses formules...

"Derrière le miroir, trucages, jeux d’optique et effets d’étrangeté dans les films de Raoul Ruiz", conférence en ligne sur le site de la Cinémathèque française

Vidéos des conférences du Conservatoire des techniques

"Derrière le miroir, trucages, jeux d’optique et effets d’étrangeté dans les films de Raoul Ruiz", l’avant-dernière conférence de la saison 2015-2016 du Conservatoire des techniques cinématographiques, est désormais en ligne – en vidéo – sur le site Internet de la Cinémathèque française.

Derrière le miroir, trucages, jeux d’optiques et effets d’étrangeté dans les films de Raoul Ruiz
Conférence de François Ede et Elodie Boin-Zanchi, dans le cadre de la rétrospective Raoul Ruiz

Conservatoire des techniques cinématographiques

Les expérimentations techniques sont au cœur de nombreux films de Raoul Ruiz car il aimait faire des jeux d’images comme on fait des jeux de mots. Nombre de ses films ont été tournés avec des budgets souvent dérisoires, parfois avec des chutes de pellicule, une caméra prêtée et le concours bénévole d’amis acteurs et techniciens.

Films génétiquement modifiés
Lettre ouverte de François Ede, réalisateur et chef opérateur

Billets d’humeur

Les films tournés en Scope et en 1,85 seront désormais recadrés en 14/9 (1:1,55) sur les chaînes du service public.
Jusqu’à présent les chaînes publiques diffusaient les films au format Scope avec des caches noirs en bas et en haut de l’image pour conserver la largeur du cadre (" letterbox "), ce n’était évidemment pas la panacée, mais au moins le format d’origine des films était respecté.
Le 21 août, France 3 diffusait Paris brûle-t-il ? de René Clément. Ce film tourné en CinémaScope a été mutilé par recadrage dans un format qui n’a jamais existé au cinéma : le 14/9 ou 1:1,55 !