K5600 rencontre Dean R. Cundey, ASC

Par Marc Galerne
Le directeur de la photographie Dean R. Cundey, ASC, a donné dernièrement une Master Class à l’école ISPRA, de Toulouse. L’occasion pour K5600 d’échanger sur l’éclairage en général avec ce chef opérateur, particulièrement attaché aux sources dures.

K5600 avec Dean R. Cundey, ASC
Lors de notre rencontre avec Dean Cundey, ASC, dans le cadre de la Master Class qu’il a donnée à l’école ISPRA de Toulouse, nous avons beaucoup échangé sur l’éclairage d’une manière générale. Nous avions apporté avec nous des kits Joker qu’il connaît bien. Nous avions aussi un Alpha 800. Il a pu tester dans le studio la qualité des ombres aussi bien en Fresnel que sans lentille. Nous avons beaucoup parlé des tendances actuelles qui vont de plus en plus vers une lumière douce et sans ombre. Il est vrai qu’aujourd’hui, pour des raisons de rapidité, les sources douces ont envahi les plateaux. La recrudescence des panneaux de LEDs en est une preuve supplémentaire.

Tout ceci se fait malheureusement au détriment d’une certaine qualité narrative de l’image. La caméra se retrouve spectatrice d’une scène qui se déroule devant elle sans axes de lumière ni de "mood".

Dean R . Cunday, ASC, et Yann Serra

Et il en résulte des images plates et sans relief, bien loin des grands classiques. Dean est particulièrement attaché aux sources dures et en parle, me dit-il, dans tous les workshops et cours qu’il donne à travers le monde. Il s’étonne toujours des yeux hagards des élèves quand il fait référence aux grands classiques (il cite Casablanca) que les élèves ne connaissent pas.
Il est évident qu’il y a, de la part de celui qui a fait des films comme The Fog, Romancing the Stone, Apollo 13, la trilogie Back To The Future et Jurassic Park, une vraie nostalgie de l’image de qualité.
Sa femme Tisha prépare un documentaire sur le chef opérateur mais aussi sur l’homme, qui, à 73 ans, reste un exemple de disponibilité, de gentillesse et possède, outre une grande passion pour la gastronomie, une belle dose d’humour.
Merci à Yann Serra, président de l’ISPRA, pour son chaleureux accueil.