Le directeur de la photographie Rodrigo Prieto, AMC, ASC, présente les nouvelles optiques Zeiss Supreme Prime Radiance

Annoncés par un communiqué de presse le 7 novembre dernier, c’est dans la grande salle du CKK de Toruń, à Camerimage 2019, que Zeiss a dévoilé pour la première fois, aux côtés de Rodrigo Prieto, AMC, ASC, les objectifs Zeiss Supreme Prime Radiance, une nouvelle série de sept objectifs cinématographiques.

Basés sur la famille d’objectifs T:1,5 Zeiss Supreme Prime, les Radiance bénéficient du nouveau traitement anti-reflet T* blue, qui offre un "look distinctif et des flares cohérents sans compromis", selon l’opticien.

De g. à d. : Christophe Casenave, Snehal Patel, Chargé du Marketing des optiques Cinéma pour le continent américain, et Rodrigo Prieto, AMC, ASC

Les optiques Zeiss sont réputées et appréciées pour leur précision et leur neutralité, et, à la demande de directeurs de la photographie, Zeiss a développé des objectifs offrant plus de caractère avec les Supreme et plus encore en travaillant sur leur flare et leur bokeh avec ces nouvelles optiques Radiance. Elles répondent à une demande croissante en ce sens. Aujourd’hui, le flare n’est plus cet ennemi que les opérateurs et leurs assistants ont chassé sans relâche, c’est devenu un véritable outil narratif.

La série a pour caractéristique une ouverture homogène et identique à celle des Supreme Prime, de T:1,5, et leur flare particulier a été conçu pour raccorder tout au long de la série.

Christophe Casenave, Chef de produit et Responsable des ventes du Département optiques Cinéma chez Zeiss

Lorsque Rodrigo Prieto, AMC, ASC, a pris connaissance de leurs caractéristiques et que Zeiss l’a sollicité pour tourner un film de démo, il a exprimé le souhait d’écrire un scénario et de réaliser un film qui mettrait en scène les flares produits par ces optiques.

Le court métrage présenté le 11 novembre s’intitule R&R :


https://vimeo.com/362503446

A la suite de la projection, Rodrigo Prieto, en réponse à une question de la salle, a rappelé que le flare obtenu par les optiques dépendait aussi de l’ouverture de diaphragme utilisée. L’utilisation de petites ouvertures donne un bokeh plus net et tranchant que celui qu’il a obtenu dans le film, préférant pour sa part travailler entre 2 et 2,8.

Rodrigo Prieto, AMC, ASC

Cette première présentation a été suivie, mardi 12 novembre à 18 heures, de la conférence "Le flare, partie prenante de la narration cinématographique", qui fut l’occasion d’une discussion entre Benjamin Völker, designer optique chez Zeiss, et Paul Mignot, réalisateur du court métrage All Blood Runs Red, film "historique" photographié par Eric Dumont avec ces optiques.

  • Le site Internet Film&Digital Times propose un numéro spécial téléchargeable en PDF de 80 pages sur cette nouvelle série d’optiques.

Par Laurent Andrieux pour l’AFC.