Les Enfants de la chance

C’est le premier film que je fais avec Malik Chibane. Nous nous étions rencontrés, il y a quelques années de ça, mais nos agendas ne coïncidaient pas à ce moment. En cherchant un opérateur pour Les Enfants de la chance, c’est Agnès Jaoui qui lui a rappelé mon existence.

C’est très intéressant de faire un film pour la première fois avec un réalisateur d’expérience. Il a forcément ses habitudes et ce n’est pas toujours évident de se détacher des siennes mais on y arrive toujours à faire s’accorder nos différences. Pour Malik le découpage à une très grande importance et c’est par l’image que l’histoire doit se raconter. Chaque cadre, la suite des plans et l’enchaînement des séquences sont pensés à l’avance. Pour le coup, tout cela m’a donné des ailes au tournage.

Au tout début, nous avons évoqué la possibilité d’avoir une caméra portée à la main, pour être réactif avec les enfants, mais plus on avançait dans la préparation et le découpage du film plus on se rendait compte que ce langage serait dommageable pour le film. De plus, une bonne partie du film se passe dans un dortoir à l’hôpital avec les enfants alités, une bonne Dolly sur rails ou directement au sol était l’outil idéal. Les peurs habituelles de tournage avec les enfants se sont vite évaporées dès les premiers jours de tournage. Le groupe d’enfants s’est révélé très vite acteurs très professionnels.

L’époque de film (la deuxième guerre mondiale) a été tellement traitée au cinéma que finalement je ne voulais pas faire un film d’époque par l’image, mais plutôt un film singulier, ce qui correspondait au scénario. Une histoire vraie mais racontée d’après les souvenirs d’un enfant. Ces éléments m’ont permis d’être un peu plus expressif avec les couleurs dans certaines scènes.

Olivier Jaquet, le chef décorateur, a fait un travail admirable. Dans une bâtisse abandonnée, il a construit en dur l’hôpital qui était notre décor récurant. En s’inspirant de celui de Garches où la véritable histoire s’est déroulée, il a décidé de ne pas ou très peu le patiner car dans les années 1940, il était tout neuf. Cela m’a obligé d’éclairer chaque scène avec parcimonie…

Ce décor soigné du sol au plafond, sur plusieurs centaines de mètres carrés, nous a permis une très grande liberté.

Portfolio

Équipe

Cadreur et opérateur Steadicam : Fabrice Sebille
Premiers assistants caméra : François Quiard et Ludivine Renard
Chef électricien : Lucilio Dacosta Pais
Chef machiniste : Stéphan Canda
Etalonnage et laboratoire : Mikros image.

Technique

Matériel caméra : Transpacam (deux Sony F55, zooms Angénieux Optimo 28-76 mm et Arri/Fujinon Alura 45-250 mm, série Zeiss Compact Prime)
Matériel lumière : Transpalux
Matériel machinerie : Transpagrip