Les Renoir à Orsay et Jean Renoir à la Cinémathèque

La Lettre AFC n°291

Le musée d’Orsay consacre une exposition à la famille Renoir et notamment au peintre Pierre-Auguste et à son fils, le cinéaste Jean, du 6 novembre 2018 au 27 janvier 2019, alors que s’annonce à la Cinémathèque française une rétrospective Jean Renoir, du 7 au 26 novembre.

Renoir père et fils : Peinture et cinéma
Au Musée d’Orsay du 6 novembre 2018 au 27 janvier 2019
Organisée par la Cinémathèque française et le musée d’Orsay, l’exposition Renoir/Renoir révèle les liens unissant la famille Renoir qui, génération après génération, s’est passionnée pour de nombreuses pratiques artistiques. Peinture, cinéma, photographie, céramique, et musique… toutes les disciplines sont abordées au cours de confrontations visuelles, amenant à penser ensemble les toiles magistrales de Pierre-Auguste Renoir et les films de son fils, Jean Renoir.
Le parcours regroupant peintures, dont le chef-d’œuvre Bal du moulin de la Galette, extraits de films et documents d’époque inédits s’organise en cinq sections : autoportrait, portraits de famille, modèle, nature et danse, soit autant de thèmes que Pierre-Auguste et Jean Renoir ont chacun abordés.
Cette exposition se propose d’apporter un éclairage nouveau sur l’œuvre des Renoir et plus généralement sur les rapports qui unissent le cinéma et les Beaux-Arts.

Auguste et Jean Renoir, vers 1916
Photo Pierre Bonnard
Epreuve sur papier albuminé à partir d’un négatif sur film souple au gélatino-bromure d’argent
Paris, musée d’Orsay © Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

Rétrospective des films de Jean Renoir
A la Cinémathèque française du 7 au 26 novembre 2018
Jean Renoir (1894-1979) a réalisé des films considérés aujourd’hui comme des classiques du cinéma français : La Grande Illusion, La Règle du jeu, Une partie de campagne, French Cancan... Il a aussi tourné aux États-Unis, en Italie et en Inde, et partout où il se trouvait a su retrouver son impression du monde comme réalité vivante et vibrante, presque une zone érogène, lui qui se qualifiait aussi de « panthéiste méditerranéen ».

Tournage d’"Une partie de campagne", 1936
Jean Renoir, au premier plan

Ses films muets témoignent d’un goût pour la féerie tout autant que pour le naturalisme le plus intense (La Fille de l’eau, Nana). Son cinéma s’est tout autant penché sur les rapports de classes (La Grande illusion) que sur l’indistinction entre la vie et le spectacle (French Cancan, Le Carrosse d’or) et sur la question de la liberté (Boudu sauvé des eaux). Eloge d’une quête de la sagesse dans le plaisir.
À l’occasion de l’exposition Renoir / Renoir, organisée par la Fondation Barnes, Philadelphie, et les musées d’Orsay et de l’Orangerie, Paris, avec la collaboration de La Cinémathèque française, Paris. Avec le soutien de René Chateau, la Sacem et Gaumont, amie de la Cinémathèque française.

Présentation du cycle sur le site Internet de la Cinémathèque.

En vignette de cet article, Bal du moulin de la Galette, Auguste Renoir, 1876 - Huile sur toile, Paris, musée d’Orsay, Legs Gustave Caillebotte, 1894 © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Jean-Gilles Berizzi