Matthieu Poirot-Delpech, à qui l’on aurait aimé ressembler

Par Dominique Gentil, AFC

par Dominique Gentil La Lettre AFC n°282

Je me souviens de cette arrivée, à l’AFC, avec ton side Guzzi jaune soleil, alors que Montmartre était prise dans une violente bourrasque de neige. Image que Jean-Noël Ferragut a immortalisée. Image de cinéma.
Lors de nos échanges, tu n’étais jamais dans le lieu commun, tu savais voir l’originalité, tu adoptais un point de vue qui stimulait nos réflexions, tu savais trouver l’autre angle, celui qui en disait plus. Comme placer une caméra, au bon endroit, pour réussir un plan, tu savais, par tes propositions et ton approche, rendre nos échanges plus riches.
Nos rencontres laissaient une marque, ouvraient une voie inexplorée, qui pouvait être insolite, voire cocasse. Nous t’écoutions.
Et pour ne pas rater le rendez-vous de 16h30, ton rendez-vous du bonheur, tu nous quittais. Tu savais dire que tu étais un père heureux et que, cela aussi, c’était ta vie.
Matthieu, tu es de ceux à qui l’on aurait aimé ressembler.