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Quand Raymond Bureaud a sorti ses poignées de sa hotte

Par Gilles Porte, AFC

mardi 2 janvier 2018 - Modifié le 2/01

Après avoir eu connaissance du décès de Raymond Bureaud, le directeur de la photographie Gilles Porte Voir Gilles Porte dans l’index , AFC, a tenu à écrire quelques mots en hommage à l’un des hommes qui l’ont marqué.
Salut Raymond ! ​Je t’ai rencontré alors que j’étais assistant caméra... Tu débarquais comme le Père Noël dans les ateliers de Chevereau Voir Claude Chevereau dans l’index , Alga Samuelson, Cinécam Voir Cinécam dans l’index , et nombreux étaient les assistants caméra à guetter ce que tu allais nous sortir de ta hotte... Cela nous faisait des récréations au milieu de nos essais de fixité, de cadres et de lectures de calages au millimètre qui n’en finissaient pas... ​Mais s’il est une de tes inventions que j’ai adoré utiliser, c’est bien tes poignées bleues qui s’adaptaient à toutes les caméras, même à une Aaton Voir Aaton dans l’index , n’en déplaise au merveilleux Jean-Pierre Beauviala Voir Jean-Pierre Beauviala dans l’index qui avait conçu sa caméra à l’épaule en pensant aux chats qui se glissent parfois à côté de votre nuque discrètement... Oui, j’ai adoré cadrer avec tes poignées bleues dans les mains... Les petites vagues de Quand la mer monte leur doivent beaucoup tu sais... Derrière ton costume sérieux et une grosse cravate que tu arborais toujours, se cachaient un mécanicien et un poète qui ont permis à beaucoup d’entre nous de rêver encore plus grand...

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