Visite de l’exposition Romy Schneider à la Cinémathèque française

Par Gilles Porte, AFC
Sur le tournage de La Mort en direct, il arrivait que Romy glisse des petits mots sous la porte de Bertrand Tavernier : « Si tu as besoin de moi et si tu sais le faire savoir, je donnerai tout, si toi aussi, tu me donnes. Sinon prends une autre actrice. Votre Romy, qui ne saurait jamais faire ce métier à moitié ». Ces confidences de Bertrand Tavernier rapportées par Pierre-William Glenn, dans les coulisses de la Cinémathèque, traduisent à la fois l’immense complicité entre une actrice et un metteur en scène mais aussi celle qui existe entre un metteur en scène et un directeur de la photographie.

En parcourant l’exposition en compagnie de Pierre-William, je découvre les nombreux témoignages qui rendent hommage à cette actrice hors norme. Impossible de ne pas retenir au passage les mots de Michel Desrois, chef opérateur du son, qui confie à Romy, lors du tournage d’une scène délicate, qu’elle est « comme un mineur de fond. (...) Il fait froid. C’est humide. C’est noir... Et avec ce charbon que tu es entrain de remonter, tu vas nous chauffer plusieurs hivers. (...) »

Pierre-William Glenn et Romy Schneider
Pierre-William Glenn et Romy Schneider
Photo Gilles Porte

Quand Pierre-William se redresse et retrouve le sourire face à une image fixe de l’actrice, photographiée 42 ans plus tôt sur le tournage du film Les Choses de la vie, dont Jean Boffety a signé l’image, ne pointe-t-il pas du doigt ce qui nous anime quand on s’empare d’une caméra et que la grâce d’un acteur ou d’une actrice est au rendez-vous ?

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