Festival de Cannes 2018

Cannes 2018, avec un petit recul…
Par Vincent Lowy, membre du jury du Prix Vulcain

Merci Ô Pierre-William, Moira et Myriam, grâce à vous j’ai eu la chance de participer au jury du Prix Vulcain de la Commission supérieure technique, qui était cette année composé outre moi-même d’Aline Rolland, d’Isabelle Gibbal-Hardy (c’était notre présidente), de Louise Vandeginste, d’Alain Besse et de Patrick Bézier. Nous avons choisi de couronner Shin Joom-hee, directrice artistique du film Burning, de Lee Chang-dong, film magnifiquement photographié par Hong Kyung-Pyo. Le même jour, ce film était consacré par le prix FIPRESCI de la Fédération internationale des critiques de cinéma. Et totalement ignoré par le palmarès de la Compétition. Comment en est-on arrivé là ?

Surimpressions cannoises
Par Louise Vandeginste, membre du jury du Prix Vulcain

Louise Vandeginste, membre du jury du Prix Vulcain aux côtés d’Alain Besse, Patrick Bézier, Isabelle Gibbal-Hardy, Vincent Lowy et Aline Rolland, livre ses impressions cannoises en trois chapitres distincts. Il y est fortement question, c’est le moins qu’on puisse attendre d’une ex-étudiante tout juste sortie de l’ENS Louis-Lumière, d’image et surtout de cinéma.

5050 pour 2020
Par Jeanne Lapoirie, AFC

J’ai fièrement participé à la très marquante montée des marches de 82 femmes, organisée par le collectif 50/50 pour 2020 en faveur de plus de parité et plus d’égalité (notamment salariale) dans le 7e art. 82 femmes pour incarner les 82 femmes sélectionnées en compétition officielle à Cannes depuis ses débuts contre 1 688 hommes. Avec seulement deux Palmes d’or décernées à des femmes. Très beau texte simple et percutant lu par Cate Blanchett en anglais et repris par Agnès Varda en français.

Retour sur la Caméra d’or 2018
Par Jeanne Lapoirie, AFC

Il faut commencer par dire que c’est une magnifique expérience que je conseille à tout le monde d’essayer si vous en avez la possibilité. Un grand plongeon dans le cinéma. Moi qui n’allais que très rarement en salles voir des films ces derniers temps - oui, j’ai un peu honte de le dire mais c’est vrai -, ça a été un premier plaisir : voir des films sur grand écran.

Rencontres cannoises avec les directeurs de la photo de l’AFC Rémy Chevrin, Claude Garnier et Gilles Porte

Vincennes étant historiquement une ville de cinéma - celle de Charles Pathé et de Kodak, qui y a eu l’une de ses usines -, Vincennes TV.fr, "la télévision citoyenne des Vincennois", réalise souvent des reportages sur le 7e art, en particulier au moment du Festival du patrimoine. Ayant souhaité donner la parole à des directeurs de la photographie français présents à Cannes, cette WebTV de proximité s’est rapprochée de l’AFC et s’est entretenue avec Rémy Chevrin, Claude Garnier et Gilles Porte.

Histoire du Festival de Cannes : "L’Écran rouge, syndicalisme et cinéma"
Par Laurent Andrieux pour l’AFC

En 2017, le CNC et la CGT avaient organisé une rencontre sur les évènements fondateurs du Festival International du Film de Cannes, en trois temps forts - deux tables rondes et la projection de La Bataille du rail, de René Clément, en version restaurée par l’INA avec le soutien du CNC. Un an plus tard sort en librairie L’Écran rouge - Syndicalisme et cinéma, de Gabin à Belmondo.

A propos de "Cyrano de Bergerac", projeté à Cannes Classics
"Cyrano : Dernier Acte", entretien avec Pierre Lhomme, AFC, mené par Denis Lenoir, AFC, ASC, en 1991

Cyrano de Bergerac, le film de Jean-Paul Rappeneau photographié par Pierre Lhomme, AFC, était en Sélection officielle du 71e Festival de Cannes et programmé à Cannes Classics dans une version restaurée. Pour en savoir plus sur une partie du travail de Pierre Lhomme, rien de tel que de lire ou relire un entretien datant de l’époque de la sortie du film sur les écrans, en 1990, et publié dans l’un des tout premiers Cahiers de l’AFC.

Au palmarès du 71e Festival de Cannes

Lors de la cérémonie du clôture du 71e Festival de Cannes, samedi 19 mai, le jury, présidé par l’actrice Cate Blanchett, a annoncé le palmarès de l’édition 2018. La Palme d’or a été décernée à Manbiki Kazoku, de Hirokazu Kore-Eda, photographié par Ryuto Kondo, la Caméra d’or, à Girl, de Lukas Dhont, photographié par Frank van den Eeden, et le Prix Vulcain, à Shin Joom-Hee, directrice artistique de Burning, de Lee Chang-dong, photographié par Hong Kyung-pyo.

Les premiers palmarès du 71e Festival de Cannes

De tradition, les sections officielles Un certain regard et Cinéfondation, comme les sections parallèles, annoncent leurs palmarès ou prix quelques jours avant la clôture du Festival de Cannes. En voici, ci-après, un aperçu...

Les entretiens de Cannes 2018

Découvrir et lire - ou relire - l’ensemble des entretiens de l’AFC parus durant cette 71e édition du Festival de Cannes.

Entretien avec le directeur de la photographie Simon Beaufils à propos d’"Un couteau dans le cœur", de Yann Gonzalez

Le réalisateur Yann Gonzalez concourrait pour la Caméra d’or à Cannes en 2013 avec Les Rencontres d’après-minuit. Son film Un couteau dans le cœur est en Compétition officielle de ce 71e Festival, événement assez rare pour un deuxième long métrage. Simon Beaufils, son fidèle directeur de la photographie, a travaillé récemment avec Julia Kowalski pour Crache cœur, Justine Triet pour Victoria et Christophe Regin pour La Surface de réparation. Il témoigne ici de l’engagement cinématographique de ce jeune réalisateur qu’il aime accompagner dans son grand plaisir de cinéma. (BB)

"Un cinéma qui a du chien", par François Reumont pour l’AFC Entretien avec le directeur de la photographie Nicolaj Brüel à propos de son travail sur "Dogman", de Matteo Garrone

Nicolaj Brüel est un chef opérateur danois qui compte à son actif des campagnes publicitaires prestigieuses dans des domaines assez variés (voitures, beauté, fooding...). Il a aussi signé les images de la série TV "Legends of Cambria" (avec Colin Farrell) ainsi que du long métrage The Machine, de Caradog W. James, en 2013. Cette année, c’est le réalisateur italien Matteo Garrone qui lui a demandé d’éclairer son nouvel opus napolitain Dogman. Il nous parle à Cannes de l’audace, partie importante de la créativité pour lui sur un plateau... (FR)

Entretien avec la directrice de la photographie Cecile Zhang

Parallèlement à la remise du Prix ExcelLens, Angénieux a décidé cette année de reconnaître le travail d’un jeune talent de l’image de film. C’est Cecile Zhang, DoP chinoise tout juste sortie de l’Académie du film de Pékin, qui a été choisie. L’AFC l’a rencontrée à Cannes.

Qu’est-ce qui déclenche l’envie de faire un film ?
Ed Lachman, ASC, répond

Le film français propose quotidiennement, dans sa rubrique "Les déjeuners à la Plage des palmes", des courts entretiens avec des personnalités du cinéma présentes à Cannes. Le directeur de la photographie Ed Lachman, ASC, venu recevoir le Prix Pierre Angénieux ExcelLens in Cinematography, répond, entre autres, à la question de savoir ce qui déclenche son envie de faire un film.

"Smells like spleen spirit", par François Reumont pour l’AFC Entretien avec le directeur de la photographie Michael Gioulakis à propos de "Under the Silver Lake", de David Robert Mitchell

Après le succès international de It Follows, thriller horrifique conceptuel mettant en scène la jeunesse de Detroit, David Robert Mitchell se lance dans un projet bien plus ambitieux. Au centre du film, la ville de Los Angeles, comme un labyrinthe, et un jeune homme dilettante fan de Nirvana. Mal être, énigmes et suicide viennent compléter ce tableau d’une Amérique pétillante en surface mais dont la noirceur vient rappeler celle de David Lynch. Michael Gioulakis, chef opérateur de It Follows, fait de nouveau équipe avec le réalisateur américain pour ce film en compétition pour la Palme d’or.

Le palmarès de la 57e Semaine de la Critique

Le Jury de la 57e Semaine de la Critique, présidé par le réalisateur Joachim Trier, a décerné ses prix. Il a attribué le Grand Prix Nespresso à Diamantino, de Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt, photographié par Charles Ackley Anderson. Le Prix Découverte Leica Ciné du Court métrage est revenu à Ektoras Malo : I teleftea mera tis chronias, de Jacqueline Lentzou, photographié par Konstantinos Koukoulios.

"Je travaille de la même manière avec le numérique qu’avec la pellicule"
Hélène Louvart, AFC, à propos de "Petra", de Jaime Rosales

Le troisième numéro d’Ecran Total Cannes 2018 publie un entretien dans lequel la directrice de la photographie Hélène Louvart, AFC, parle de son travail sur Petra, le film de Jaime Rosales présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Elle y explique les raisons de son choix d’accompagner le réalisateur à tourner en pellicule « tout en mettant quelques limites dans le procédé » si elle pouvait ressentir qu’ils allaient « aller trop loin à certains moments ».

Où le directeur de la photographie David Chizallet, AFC, parle de son travail sur "Long Day’s Journey Into Night", de Bi Gan

Une dizaine d’années après sa sortie du département Image de La Fémis, le chef opérateur David Chizallet, AFC, se fait remarquer pour son travail sur Mustang, de Deniz Gamze Ergüven, issue de la même promotion. Fidèle collaborateur d’Elie Wajeman - Alyah, Les Anarchistes -, il expérimente récemment la comédie avec Le Sens de la fête, d’Eric Toledano et Olivier Nakache. Une nouvelle aventure s’offre à lui grâce au film chinois Long Day’s Into Night, de Bi Gan, en compétition dans la section Un Certain Regard de ce 71e Festival. (BB)

"Peinture monochrome", par François Reumont Entretien avec le directeur de la photographie Łukasz Żal, PSC, pour "Cold War", de Pawel Pawlikowski

Après le très remarqué Ida (Oscar du Meilleur film étranger), en 2013, le cinéaste polonais Pawel Pawlikowski revient sur le devant de la scène avec Cold War, une histoire d’amour sur fond de musique et de tension entre l’Est et l’Ouest. C’est son compatriote Łukasz Żal, PSC, Grenouille d’or à Camerimage en 2013 pour Ida, qui signe les images, de nouveau en noir-et-blanc et au format 1,37. Le film est en Compétition officielle pour la Palme d’or 2018. (FR)

Entretien avec le directeur de la photographie Pierre Aïm, AFC, à propos des "Chatouilles", d’Andréa Bescond et Eric Métayer

Lorsque Andréa Bescond et Eric Métayer reçoivent le Molière du Meilleur Seul en Scène en 2016 pour Les Chatouilles, un spectacle sur les violences sexuelles faites aux enfants, ils ne savent pas qu’ils viendront sur la Croisette deux ans plus tard avec le film éponyme qu’ils ont co-réalisé. S’entourant d’une équipe de choc pour ce premier film, ils font appel au directeur de la photographie Pierre Aïm, AFC, qui avait tourné Polisse, de Maïwen, résonance étrange avec Les Chatouilles... Le film est présenté dans la section Un Certain Regard. (BB)

Du son à l’image, par François Reumont pour l’AFC Nicolas Champeaux et Gilles Porte, AFC, parlent de "The State Against Nelson Mandela and the Others"

Après une première tentative de reconstitution holographique par l’INA à l’église Saint-Eustache au mois de mars dans le cadre du Festival NewsImage, c’est au tour d’un documentaire de s’intéresser au procès fleuve de Rivonia (octobre 1963 à juin 1964). Proposition de cinéma rare mêlant à la fois le travail d’historien, de journaliste, de dessins et de composition musicale, L’Etat contre Nelson Mandela et les autres est construit uniquement à partir des enregistrements sonores du procès. Nicolas Champeaux et Gilles Porte, AFC, ont co-réalisé ce documentaire présenté en Séance Spéciale, Hors compétition. Ils nous en présentent la genèse et les enjeux de mise en scène.

"Portrait d’un tueur en série", par François Reumont pour l’AFC Le directeur de la photographie Manuel Alberto Claro, DFF, parle de "The House That Jack Built", de Lars von Trier

Au milieu d’une sélection assez neuve et rajeunie, 2018 marque aussi le retour d’un des grands cinéastes cannois, déclaré persona non grata du Festival depuis 2011 pour ses propos sur Hitler lors de la conférence de presse de Melancholia. Certes, Lars Von Trier n’est pas un authentique néo-nazi mais il semble avoir pêché par une tentative d’humour scandinave très mal négociée. The House That Jack Built offre le portrait d’un tueur en série interprété par Mat Dillon, aux côtés de Bruno Ganz et Uma Thurman. Manuel Alberto Claro, DFF, signe les images de ce troisième film de suite avec le cinéaste de Copenhague. (FR)

"Falling in love in Bombay", par François Reumont pour l’AFC Le directeur de la photographie Dominique Colin parle de son travail sur "Sir", de Rohena Gera

Dominique Colin (Seul contre tous, L’Auberge espagnole, Les Beaux gosses) a, cette année, signé les images d’un premier film réalisé par une Indienne, Rohena Gera, en compétition à la Semaine de la Critique. Un film entièrement tourné à Bombay, dans une ville où la première cinématographie mondiale fait partie intégrante du paysage. Retour sur cette love-story dans un immeuble de standing entre une bonne et son employeur. (FR)

Entretien avec le directeur de la photographie Julien Poupard, AFC, à propos d’"En Liberté !", de Pierre Salvadori

Julien Poupard, AFC, éclaire de nombreux premiers films dont Party Girl, de Claire Burger, Marie Amachoukeli et Samuel Theis, Les Ogres, de Léa Fehner, Divines, de Houda Benyamina ou encore Compte tes blessures, de Morgan Simon. Puis il rencontre un réalisateur confirmé, Pierre Salvadori, et va signer l’image de son dernier film, En Liberté !, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs. (BB)

L’œil acerbe d’Eric Gautier
Vu par "The Hollywood Reporter"

Dans le numéro du 13 mai 2018 du Hollywood Reporter (Jour 6), David Rooney propose une critique de Ash Is Purest White, le film de Jia Zhang-ke photographié par Eric Gautier, AFC. Il évoque brièvement le travail du directeur de la photographie.

Tribune parue dans "Le Monde" "Le cinéma soumis à une insupportable censure politique en PACA"

Le Monde, 13 mai 2018
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) a retiré fin avril son aide au documentaire Cogolin, ville à vendre, consacré à l’ex-maire FN de cette ville. Un collectif de professionnels du cinéma, dont Denis Robert, Bertrand Tavernier, Yolande Moreau, Costa Gavras, Julie Bertuccelli et Robert Guédiguian, y voit un scandaleux geste de censure.

La directrice de la photographie Hélène Louvart, AFC, parle de son travail sur "Lazzaro felice", d’Alice Rohrwacher

Avec une cinquantaine de longs métrages à son actif, la directrice de la photographie Hélène Louvart, AFC, a collaboré avec de nombreux réalisateurs français et internationaux. Elle signe l’image de deux longs métrages étrangers cette année à Cannes : Petra, de Jaime Rosales, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, et Lazzaro felice, d’Alice Rohrwacher. C’est la troisième fois qu’Hélène Louvart travaille avec la réalisatrice italienne. En 2014, Les Merveilles avait remporté le Grand prix à Cannes. La réalisatrice revient cette année sur la Croisette avec Lazzaro felice, en Compétition officielle. (BB)

Entretien avec le directeur de la photographie Laurent Tangy, AFC, à propos de son travail sur "Le Grand bain", de Gilles Lellouche

C’est avec Cédric Jimenez pour HHH et La French ou encore Johan Renck sur Les Panthers que le directeur de la photo Laurent Tangy, AFC, poursuit la carrière qu’il avait entamée sur des films comme Mike, de Lars Blumers, ou The Incident, d’Alex Courtes. Il signe l’image du deuxième long métrage du comédien Gilles Lellouche (le premier qu’il réalise seul), Le Grand bain, qui réunit un casting masculin emblématique du cinéma français. Ce film est présenté Hors compétition sur la Croisette. (BB)

"Dégradés chocolat et Tronçonneuses", par François Reumont pour l’AFC Le directeur de la photographie Benjamin Loeb parle de son travail sur "Mandy", de Panos Cosmatos

Bien que d’origine norvégienne, Benjamin Loeb est basé à Vancouver depuis plusieurs années, travaillant aussi bien en Amérique du Nord qu’en Europe. Depuis 2007, il a signé l’image de plusieurs longs métrages (Hello Destroyer, Wintermarchen), ainsi que de nombreux clips, courts métrages et publicités. Il est aujourd’hui sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs avec Mandy, un film étrange de vengeance signé Panos Cosmatos. (FR)

"First Blood in Landmanalaugar", par François Reumont pour l’AFC Entretien filmé avec le directeur de la photographie Bergsteinn Bjorgulfsson, IKS, à propos de "Wowan at War", de Benedikt Erlingsson

Lancée dans une bataille contre l’envahissement industriel de sa chère île, Halla, avec son arc, ses flèches et ses pains de TNT, ressemble, dans sa maîtrise de la guérilla contre le système, au John Rambo de First Blood... A un détail près : c’est une élégante cheffe de chorale de Reykjavik, et sa tenue de combat est son emblématique pull islandais. Rayon de soleil (et fausses teintes) venus du pays de la glace et du feu, le président de l’IKS, l’association islandaise des directeurs de la photographie, vient nous livrer les secrets de ce film un peu dingue qui a enthousiasmé la Croisette.

"Manque d’amour", par François Reumont pour l’AFC Le directeur de la photographie Guillaume Schiffman, AFC, parle de son travail sur "Gueule d’ange", de Vanessa Filho

Pour son premier long métrage en tant que réalisatrice, la photographe Vanessa Filho a eu la chance de convaincre Marion Cotillard de se glisser dans la peau d’une jeune maman alcoolique délaissant sa fille de sept ans. Un tournage à hauteur d’enfant pour Guillaume Schiffman, AFC, et son Easy Rig. (FR)

"To Live and Die in Benidorm", par François Reumont pour l’AFC Romain Gavras et André Chemetoff, directeur de la photographie, parlent du tournage du "Monde est à toi"

Sept ans après Notre jour viendra, le réalisateur de clips Romain Gavras retrouve le chemin du long métrage avec Le monde est à toi, une comédie policière loufoque et rock’n roll. André Chemetoff, fidèle collaborateur depuis plus de dix ans du cinéaste, l’accompagne pour cet entretien à deux voix. Le film est présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Le film évoque l’univers de Tarantino (en version Daniel Balavoine), et vient s’amuser avec quelques repères du cinéma français. On y trouve notamment une Isabelle Adjani déchaînée en mère délinquante castratrice ou un Vincent Cassel méconnaissable en épave fatiguée, comme un vestige sorti, vingt-trois ans après, d’un célèbre film consacré aux banlieues. (FR)

"Le soleil et la guerre", par François Reumont pour l’AFC Le directeur de la photographie Mattias Troelstrup, DFF, parle de son travail sur "Les Filles du soleil", d’Eva Husson

Après le remarqué Bang Gang, sorti en 2016, la réalisatrice française Eva Husson vient présenter en Compétition officielle pour la Palme d’or son deuxième film, Les Filles du soleil. Adaptation de l’histoire immédiate, c’est l’un des premiers films qui traitent du conflit contre l’État islamique. Tourné en Géorgie, il porte à l’écran Emmanuelle Bercot dans le rôle d’une journaliste française venant faire un reportage sur un groupe de combattantes kurdes menées par Golshifteh Farahani. Le chef opérateur danois Mattias Troelstrup, DFF, est aux commandes de la caméra. (FR)

Le directeur de la photographie Eric Gautier, AFC, parle de son travail sur "Ash Is Purest White", de Jia Zhangke

Le réalisateur Jia Zhangke est l’un des cinéastes chinois les plus remarqués en Chine et le plus apprécié du public international. Il a déjà présenté plusieurs films sur la Croisette (I Wish I Knew, A Touch of Sin, Au-delà des montagnes). Il confie l’image de son dernier long métrage à Eric Gautier, AFC, le directeur de la photo des plus grands réalisateurs français – Arnaud Desplechin, Olivier Assayas, Alain Resnais, Patrice Chéreau – mais aussi le chef opérateur de Into The Wild, On The Road ou encore de Ang Lee pour Hôtel Woodstock. Il accompagne pour cette montée des marches Jia Zhangke et Ash Is Purest White (Les Éternels), en Compétition officielle. (BB)

Le directeur de la photographie Jonathan Ricquebourg, AFC, parle de son travail sur "Shéhérazade", de Jean-Bernard Marlin

Jean-Bernard Marlin s’était fait remarquer avec deux films courts, La Peau dure et La Fugue. Pour Shéhérazade, son premier long métrage, il propose au jeune directeur de la photo Jonathan Ricquebourg, AFC, de s’engager sur ce film rugueux, tourné avec des acteurs non professionnels. Sorti de l’Ecole Louis-Lumière, section Cinéma, en 2013, Jonathan démarre sa carrière avec Jean-Charles Hue pour Mange tes morts, tu ne diras point, film sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs et prix Jean Vigo 2014. Il y a deux ans, il était à Cannes avec Albert Serra, pour La Mort de Louis XIV, prix Lumières en 2017. Nous le retrouvons cette année pour parler de cette aventure de cinéma et de lumière : Shéhérazade, sélectionné à la 57e Semaine de la Critique. (BB)

Entretien avec le directeur de la photographie Paul Guilhaume à propos de "Joueurs", de Marie Monge

Marie Monge réalise deux courts métrages et grâce au succès de Marseille la nuit, elle se lance dans la mise en scène de son premier long métrage, Joueurs. Le directeur de la photographie Paul Guilhaume, sorti du département Image de La Fémis, travaille avec Sébastien Lifshitz (Les Vies de Thérèse, Quinzaine des réalisateurs 2016) puis avec Léa Mysius, sur Ava (Semaine de la critique 2017, prix de la Meilleure photographie à Stockholm, 2017). Il rencontre alors Marie Monge. Elle lui propose de l’accompagner sur ce premier film au scénario ambitieux. Joueurs est sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs. (BB)

Jaime Rosales fait le choix du 35 mm, de la production à la postproduction, pour "Petra", photographié par Hélène Louvart, AFC

Tourné sur pellicule Kodak 35 mm, Petra, réalisé par Jaime Rosales, est projeté à la Quinzaine des réalisateurs. Si son histoire puissante, structurée en un récit non-linéaire, intriguera sûrement le public, l’histoire de sa production est aussi remarquable - impliquant une caméra, un seul objectif, cadré entièrement au Steadicam -, comme celle de sa postproduction, achevée elle aussi en 35 mm.

Le directeur de la photographie Antoine Héberlé, AFC, parle de son travail sur "Mon tissu préféré", de Gaya Jiji

Certains directeurs de la photographie accompagnent des metteurs en scène français autant que des réalisateurs étrangers. Antoine Héberlé, AFC, fait partie de ceux-là. Tout au long de sa carrière, qu’il a débutée en 1993 avec Laurence Ferreira Barbosa pour Les gens normaux n’ont rien d’exceptionnel, il va travailler aux côtés de Laetitia Masson, Alain Guiraudie, Stéphane Brizé et collaborer avec le Marocain Faouzi Bensaïdi, le Palestinien Hany Abu Assad et les Israéliens Edgar Keret et Shira Geffen. Nous le retrouvons sur la Croisette pour son travail sur un premier film syrien, Mon tissu préféré, de Gaya Jiji, en sélection à Un Certain Regard. (BB)

"L’hiver en été", par François Reumont pour l’AFC Où il est question du travail du directeur de la photographie Rémy Chevrin, AFC, sur "Plaire, aimer et courir vite", de Christophe Honoré

Plaire, aimer et courir vite signe le retour en Compétition officielle pour le réalisateur Christophe Honoré (après Les Chansons d’amour, en 2007). Ce mélodrame entre deux hommes met en scène la vie parisienne d’un jeune, venu de Bretagne pour ses études. Un film qui se déroule au cœur des années 1990 et qui évoque le sida et l’œuvre d’artistes dans le monde homosexuel de cette époque. Rémy Chevrin, AFC, nous parle de ce tournage de film de passé immédiat. (FR)

Le directeur de la photographie David Ungaro, AFC, et le réalisateur Guillaume Nicloux parlent des "Confins du monde"

De retour sur la Croisette après un film tourné par 50° dans la Vallée de la Mort en 2015, Valley of Love, avec Gérard Depardieu et Isabelle Huppert), le cinéaste Guillaume Nicloux est parti cette fois au Vietnam pour rapporter un film de vengeance. Il a emmené dans ses bagages David Ungaro, AFC, pour filmer cette histoire qui se déroule aux prémices de la guerre d’Indochine. Retour sur la fabrication de ce film avec le directeur de la photo et le réalisateur. (FR)

A propos de "Petra", de Jaime Rosales, tourné en 35 mm
Par Hélène Louvart, AFC

Petra est un film de Jaime Rosales que nous avons tourné au printemps 2017. Le choix de tourner en 35 mm a été préalablement décidé par Jaime avant notre rencontre. En Scope anamorphique, avec une seule optique, le 50 mm. Et avec un Steadicam, en plan-séquence, pour chaque plan. C’est-à-dire pas d’utilisation de pied ni de tête.

Revue de presse "A Cannes, les techniciens veulent faire entendre leur voix"
Par Clarisse Fabre

Le Monde, 8 mai 2018
Les monteurs son et les mixeurs se sentent notamment menacés par les délocalisations vers la Belgique. Puisqu’on ne les a pas suffisamment ­entendus à Paris, les monteurs, monteurs son, bruiteurs et mixeurs donneront de la voix à Cannes. Ces professionnels du cinéma qui interviennent après la phase de tournage, soit en postproduction, sont amers alors que s’ouvre la 71e édition ­cannoise, du 8 au 19 mai.

"L’Amérique de Paul Dano", par François Reumont pour l’AFC Le directeur de la photographie Diego Garcia parle de son travail sur "Wildlife", de Paul Dano

Actuellement en tournage (en alternance avec Darius Khondji, AFC, ASC) de la série Amazon "Too Old to die young", dirigée par Nicolas Winding Refn, le directeur de la photo Diego Garcia est une nouvelle étoile montante de la cinématographie en provenance du Mexique. Il est à l’affiche cannoise cette année avec le premier film du comédien Paul Dano, présenté en ouverture de la Semaine de la Critique. Cette histoire de famille, qui se passe dans l’Amérique rurale des années 1960, est incarnée à l’écran par Jake Gyllenhaal, Carrey Mulligan et le jeune Ed Oxenbould. (FR)

"Sierra pas torride", par François Reumont pour l’AFC Entretien avec le directeur de la photographie José Luis Alcaine à propos de son travail sur "Todos lo saben", d’Asghar Farhadi

Après la France, décidant de tourner son nouveau film en Espagne, le cinéaste iranien Asghar Farhadi s’est lancé dans un thriller familial qui évoque à la fois la tragédie classique théâtrale et le western. Un huis clos familial dans un village de la sierra madrilène, entre vendanges, passions et jalousies. C’est le grand chef opérateur espagnol (et francophone) José Luis Alcaine qui ouvre la compétition de Cannes 2018 avec cet authentique feu d’artifice d’acteurs et de cinématographie. (FR)

Le CNC au 71e Festival de Cannes
Réservez votre agenda

Le CNC a publié un programme prévisionnel des événements professionnels organisés cette année durant le Festival de Cannes. Ils auront lieu à la Plage du Gray d’Albion, une inscription est nécessaire pour y participer. Deux membres de la direction de l’innovation, de la vidéo et des industries techniques seront présents pendant le festival.

ACS France au 71e Festival de Cannes

La 71e édition du Festival de Cannes débutera le 8 mai 2018. Nous sommes fiers d’avoir participé aux tournages de Solo : A Star Wars Story, de Ron Howard, et Le Grand bain, de Gilles Lellouche, tous les deux présentés en Sélection officielle Hors compétition.

L’AFC au 71e Festival de Cannes

Avec dix-sept films photographiés par ses membres et projetés sur les écrans de la Croisette, toutes sections confondues, l’AFC sera une fois encore largement présente au Festival de Cannes. Cette présence sera également effective au sein même du jury de la Caméra d’or et par l’intermédiaire d’une lettre d’information quotidienne. Plus d’une dizaine de directeurs de la photographie de l’AFC ont déjà fait part de leur venue à Cannes.

Arri au 71e Festival de Cannes

Arri est ravi de célébrer l’art du cinéma avec les cinéastes de la Quinzaine des Réalisateurs et renouvelle encore une fois son partenariat avec cette sélection audacieuse et de qualité. Les équipes d’Arri seront présentes sur la Croisette pendant quelques jours et des experts de systèmes de caméra, d’éclairage, de postproduction de location et de ventes internationales seront ravis de discuter de futures collaborations potentielles. Des rencontres et des interviews avec des Directeurs la Photographie des différentes sélections sont aussi prévues comme chaque année.

CW Sonderoptic-Leica au 71e Festival de Cannes

Au Festival de Cannes 2018, pour la 57e édition de La Semaine de la Critique CW Sonderoptic-Leica parraine une fois de plus le Prix de la Découverte Leica Ciné et vous accueille avec plaisir du 10 au 17 mai sur la Plage Nespresso.


Eclair au 71e Festival de Cannes

Eclair sera présent à la 71e édition du Festival de Cannes avec la projection sur les écrans de huit films postproduits ou restaurés par le laboratoire. Des membres de ses équipes seront sur la Croisette du 8 au 17 mai.

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