Neuilly, sa mère

de Djamel Bensalah et Gabriel-Julien Laferrière, photographié par Pascal Gennesseaux, AFC

par Pascal Gennesseaux

Neuilly, sa mère, de Gabriel-Julien Laferrière, coréalisé et produit par Djamel Bensalah, est une comédie interprétée principalement par des " préados " entourés de comédiens reconnus, voire célèbres.
Pascal Gennesseaux, collaborateur de Djamel Bensallah pour la quatrième fois, résume le film ainsi : « On peut rire des aventures de ce jeune garçon avec toute la candeur et presque la naïveté que Djamel donne à ses personnages. Plaisir et réflexion au passage sur des univers aussi contraires que ceux d’une cité de province et d’une école " libre " de Neuilly. C’est le beur et l’argent du beur… (rires…). Cette histoire est finalement proche de la vie de Djamel. »

Le financement du film n’a pas permis un tournage en 35 mm, ni en HD, d’ailleurs…

Pascal Gennesseaux : Non, on a tourné en Super 16. Neuilly, sa mère a la particularité d’être un film sans argent, ça change un peu (Rires…). Big City a coûté très cher et n’a pas été suffisamment rentable pour que le financement de celui-ci soit aisé.
J’ai pensé tourné en 2 perfos, mais il n’y avait pas de caméras pratiques pour ce qu’il y avait à faire (caméra à la main, Steadicam…). Pendant les dix premières minutes de projection, on souffre un peu, et puis le film fonctionne bien et on oublie l’image Super 16.

As-tu éclairé plus qu’en 35 mm ?

Oui et non. En fait, il faut être plus vigilant qu’en 35 mm. Par exemple, des plans ont été tournés avec un mauvais filtre et il a fallu " tirer " sur ces plans à l’étalonnage ; du coup, cette séquence est un peu moins colorée, moins pêchue. C’est la limite du Super16…

Il y a souvent des discussions, à l’AFC, autour de cette fameuse lumière de film de comédie, qu’en penses-tu ?

Je crois que cette idée vient du fait que l’image, dans une comédie, n’apporte pas de dramaturgie, elle s’efface derrière les comédiens. Ce n’est pas pour autant qu’il faille mettre un mini brute de chaque côté de la caméra !
Dans Neuilly, sa mère, il y a quelques scènes en clair-obscur, mais il y en a peu. Il y a aussi une séquence fin de jour avec des lampes allumées à l’intérieur. La scène, assez longue, a été tournée sur une journée et avec le soleil qui tourne, les variations, on a été obligé de construire un immense sas, avec des rideaux un peu colorés pour ne pas voir qu’il n’y avait pas de découverte…
Cela donne une ambiance assez particulière, glacée à l’extérieur et très chaude à l’intérieur.

La seconde équipe a été très importante sur ce film, pourquoi ?

Le temps de tournage était assez court pour un film avec des préados. La deuxième équipe a tourné les pelures pour les incrustations, les plans de passage voiture, les ambiances dans la cité… Et elle devenait la deuxième caméra quand elle avait fini.

NB Pendant le tournage à Neuilly et environs de Paris, le film s’appelait Les Petits princes  ; goûter et tournage terminés il s’appelle désormais Neuilly, sa mère.

(Propos recueillis par Brigitte Barbier pour l’AFC)


Fond vert avenue Junot
Hôtel particulier à Evecquemont
Effet feuillage

Equipe caméra
Directeur de la photographie 2e équipe : Cyrill Renaud
1er assistant opérateur : Guillaume Dreujou
1er assistant opérateur 2e caméra : Baptiste Nicolaï
2e assistant opérateur : Kevin Laot
Assistant vidéo : Sarah Labagneres-Attisso
Chef électricien : Laurent Robert
Electriciens : Renato Vicini, Stéphane Cry
Groupiste : Eric Thurot
Chef machiniste : Thierry Canu
Machinistes : Laurent Duquesnoy, Antoine Husson

Gabriel-Julien Laferrière et Cyrill Renaud