Retour sur le BSC Expo 2020

Par Richard Andry, AFC

par Richard Andry La Lettre AFC n°306

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La date fatale du Brexit tombait le 31 janvier en plein milieu du BSC Expo 2020. Heureusement, nos amis britanniques nous avaient gratifiés d’une ouverture en "preview", le jeudi 30 de 16h à 19h. Trois heures "fluides" réservées aux membres de la BSC et aux VIPs pour pouvoir déambuler dans le salon, discuter avec les exposants, retrouver quelques confrères.

J’étais un de ces "happy few", ce qui était plutôt "cool" étant donné le "rush" du lendemain. Vendredi 31 janvier : 5 500 visiteurs en une journée, serrés comme des sardines pour visiter les 147 exposants ! Un record.
A l’entrée du Battersea Evolution, nous étions accueillis par nos amis du British Cinematographer Magazine que je tiens à saluer ici (Hello Alan, Stuart, Ron !) et à féliciter pour la qualité de leur publication. C’est vraiment un travail d’artistes tant pour la qualité des images que pour le contenu des articles. Juste à côté, le stand Camerimage, tenu par Dariusz et Mateusz, les ambassadeurs itinérants de ce merveilleux festival qui, sachant que je n’avais pas pu me rendre ni à Toruń ni au Micro Salon AFC cette année, m’ont gentiment offert leur "black book" 2019 honorant John Bailey, ASC. J’aime beaucoup l’esprit qui anime toute cette équipe Camerimage que je côtoie depuis déjà plus d’une dizaine d’années. Ils sont humbles, généreux et efficaces, quel que soit le niveau de leurs responsabilités.
En mezzanine, le stand de la BSC avoisinait un bar. On pouvait y boire quelques verres et acheter quelques "souvenirs" estampillés BSC. Harvey Harrison, BSC, y dédicaçait son livre Check The Gate.

En entrant dans la grande arène du Battersea Evolution, le plafond est constellé d’un réseau de mini LEDs qui évoque la voute céleste et comme il n’y a aucune ouverture sur l’extérieur, on ne peut que se sentir sous les étoiles... Certes, maintenant que les LEDs ont quasiment submergé le marché, les exposants n’hésitent pas à vous les envoyer dans les yeux. Alors, suivant l’endroit où se trouve votre stand, l’ambiance lumineuse est plus ou moins sombre. Personnellement, après plusieurs heures, je trouve cela fatigant et je sais que d’autres personnes en souffrent.
Beaucoup de nouveaux projecteurs puissants et modulables sont heureusement pointés vers le haut. Il y a maintenant des projecteurs LED puissants équivalents à des 6 kW HMI, avec des plages modulables, spots ou diffusées (Space X de CreamSource, chez LCA, notre membre associé, et Cineo Lighting ReFlex R15). Sans oublier le Maxi Switch et le MixBook de chez DMG Lumière by Rosco. Le jeune Joker 300 LED de K5600 Lighting commence à se tailler un vif succès et on le retrouve chez Zeiss pour démontrer la qualité de flair de la nouvelle série "Radiance Prime Lenses with controlled flair" que Christophe Casenave, "Product Manager, nous présente dans une chambre noire annexe de leur stand.
Cette tendance à l"un-coating" semble se développer et nous avons pu l’apprécier chez Sigma, où j’avais retrouvé mon ami Kees van Ostrum, président de l’ASC, le jeudi soir pendant le "preview".

Cela m’interpelle quand même un peu, me rappelant, dans le passé, le temps alloué à la recherche de "bonnes optiques" et combien on devait manœuvrer pour recomposer une série Kinoptik acceptable ! C’était le Moyen-Age.
Cette opération "flair" n’est pas à l’ordre du jour chez Leitz Cine Wetzlar où nous avons été accueillis par le Dr Rainer Hercher, Tommaso Vergallo et toute l’équipe qui présentaient le superbe 55-125 T2.8 VistaVision.
Les stands de Arri, Panavision, Sonyet LCA s’imposaient à nos regards par leur importance, tant en domaine d’espace que par la richesse des équipements présentés, aussi bien dans le domaine des caméras, des optiques et de la machinerie.
Comme tout salon, le BSC Expo, malgré la foule qui se presse est un lieu de rencontres. Un duo suedois (Ingrid Domeij et Lars Petersson, FSF) y effectuait un reportage. On pouvait croiser Chris Menges, BSC, et Oona, sa fille, toujours aussi chaleureux. Ainsi que Christine Maier, AAC, et Alexis Castagna, ACS, Philippe Ros, AFC, et des confrères allemands venus pour tenir un workshop. Le "food village" était des plus accueillants et des mieux achalandés. On pouvait déguster une bière au stand Panalux, où notre ami Dick Pope, BSC, était très remonté contre le Brexit, de même que Ron Prince et Nigel Walters, BSC. Le Brexit ne semblait pas avoir la cote. Avec Hugh Whittaker (Panavision) ainsi qu’avec Nick Shapley (LCA), on préférait parler rugby comme d’habitude et du "Crunch" à venir ce dimanche 2 février entre l’équipe de France et celle d’Angleterre. On a gagné : « Sorry, good game ! »

Voir une vidéo du BSC Expo 2020


https://vimeo.com/389756857