Sommaire de La Lettre de l'AFC Nº 118

2003-02

Carnet d’adresses

Actualités AFC

Deux nouveaux membres à l’AFC

Lors du dernier CA qui s’est tenu le 13 janvier dernier, Pierre Dupouey et Gilles Henry ont été proposés et admis comme membres actifs.
Leurs parrains nous les présentent :

Filmographie de Gilles Henry

"Van Gogh" (1991) réalisé par Maurice Pialat (cophotographié par Emmanuel Machuel) "Cible émouvante" (1993) réalisé par Pierre Salvadori. "Troubles ou la journée d’une femme ordinaire" (1994) Court métrage réalisé par Laurent Bouhnik "Les Apprentis" (1995) réalisé par Pierre Salvadori "Le Garçu" (1995) réalisé par Maurice Pialat (cophotographié par Jean-Claude Larrieu et Myriam Touzé) "Sélect Hôtel" (1996) réalisé par Laurent Bouhnik "Une visite" (1996) Court métrage réalisé par Philippe Harel "Les Randonneurs" (1997) réalisé par Philippe Harel "La Femme (...)

Deux nouveaux membres

Depuis le 13 janvier, Pierre Dupouey et Gilles Henry sont devenus membres actifs de l’AFC.

Sur les écrans

3e Festival de la Fiction TV de Luchon

Kodak est à nouveau partenaire du festival de la fiction TV de Luchon, qui se déroulera du jeudi 6 au dimanche 9 février. Parmi les nombreuses festivités, Kodak s’associera au traditionnel challenge de ski de la profession qui se tiendra le samedi 8 février. Si l’appel de la montagne vous gagne, nous vous attendons au pied du slalom !

25e Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand, côté Fuji
prix Fuji et déjeuners SPI-Fuji

Du 31 janvier au 8 février, retrouvez les " courts métragistes " du monde entier à l’occasion du 25e Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand.
Le Syndicat des Producteurs Indépendants (SPI) et Fujifilm organisent trois déjeuners, qui permettront aux producteurs de courts métrages de rencontrer des professionnels de la diffusion (TV, distribution, festivals…), parfois difficiles à joindre.

Fuji Tous Courts

La prochaine séance de Fuji Tous Courts aura lieu le mardi 18 février 2003 à 18h15 au Cinéma des Cinéastes. N’hésitez pas à nous contacter pour connaître le programme : 01 47 20 76 90 ou l.hermant chez fujifilm-cinema.com.

24e Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand, côté Kodak
déjeuners et prix Kodak de la photographie

Partenaire du festival, Kodak dote à ce titre trois Prix dont le Prix Spécial du Jury et le Prix du Public. Un accent tout particulier est mis pour récompenser la lumière, puisque Kodak dote également le Prix de la Photographie. Le Directeur de la Photographie ainsi récompensé se verra remettre un appareil photo numérique.
Kodak parraine également les déjeuners officiels des équipes en compétition.

Technique

Aaton et le 35 mm 3Perf

Les prods n’ont plus aucune raison de gaspiller leurs subsides raréfiés. Répétons-le inlassablement, le Super 35 3Perf renforce la position du film argentique face au filmage en HD : les images sont de surface supérieure à celle du 4Perf, la durée des magasins 400’ monte à six minutes (fin de la destruction du dos des opérateurs par 1000’ à l’épaule), et le budget pellicule descend de 25 à 30 % ! Coté Caméra, l’offre s’est élargie avec l’entrée en lice d’Arriflex. Coté Labo la filière se simplifie : les maillons manquants ne manquent (...)

A bâtons rompus sur le DV
par Lucie Adalid, Louise Courcier et Julien Poupard

Trois étudiants du département Image à La femis nous ont proposé récemment de réaliser un entretien entre Jacques Loiseleux et Jean-François Robin.
« Nous avons choisi de les rencontrer pour les deux films qu’ils viennent de tourner dans le format DV : "Les Baigneuses" de Viviane Candas, photographié par Jacques Loiseleux, et "18 ans après" de Coline Serreau, photographié par Jean-François Robin. »

A propos de la caméra A-Minima d’Aaton

« La caméra A-Minima est très largement utilisée dans les écoles de cinéma dans le monde » explique John L. Mason, président de la SMPTE, « C’est un outil à la fois abordable et créatif permettant aux étudiants d’acquérir une véritable expérience de la pellicule et de son esthétique. Puisque cette dernière est un moyen d’archivage, les projets des étudiants d’aujourd’hui, produits par les Spielberg et les Scorsese de demain, passeront ainsi à la postérité. » Né en Arles, Jean-Pierre Beauviala obtient un doctorat en électronique à l’université de Grenoble en (...)

Light Première 2002
par Matthieu Poirot-Delpech

Les 11 et 12 décembre 2002 a eu lieu au Centre des Expositions de Paris-Villepinte un cycle de conférences consacrées à la lumière.
Les Rencontres Light Première s’inscrivent dans le cadre du Salon Elec, un important salon international annuel consacré à l’éclairage et à l’électricité dans les domaines du bâtiment et des travaux publics.
Les organisateurs recherchaient un conférencier provenant du milieu cinématographique. Je fus candidat.

Jean-Pierre Beauviala récompensé par la SMPTE

Le " 2002 Eastman Kodak Gold Medal Award " a été décerné à Jean-Pierre Beauviala lors de la 144e Conférence-Exposition de la Society of Motion Picture and Television Engineers (SMPTE), qui s’est tenue à Pasadena en Californie.

Lire, voir, entendre

Nouvelle année
par Brigitte Barbier

Pour bien la commencer, il faut vite aller se régaler, non pas de nourritures qui nous empâtent mais de celles, au contraire qui nous allègent…
" Nothing is lighter than light " exposition étonnante, où l’on ne consomme pas, bien au contraire.

L’exploitation française peine à avaler les grosses sorties
par Samuel Blumenfeld

Le Monde, 29 janvier 2003

Après Harry Potter et Le Seigneur des anneaux, Taxi 3 sort sur près de 1 000 copies. Il y a cinq ans, une sortie importante se conjuguait sur 500 écrans ; voici deux ans, elle s’étalait sur 800 écrans ; elle atteint désormais le chiffre de 1 000, qui semble difficile à dépasser.

Le rapport Toubiana pour une rénovation de la Cinémathèque française

AFP, 29 janvier 2003

Serge Toubiana, chargé d’une mission de réflexion sur le patrimoine cinématographique en France, préconise une « rénovation statutaire et institutionnelle » de la Cinémathèque française, dans son rapport remis lundi au ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon.

Retour sur le Club Fuji des Directeurs Photo
soirée du 10 décembre 2002

« Les mariages possibles entre argentique et numérique », pouvant prêter à de multiples interprétations, plusieurs remarques et questions sont restées en suspens.
Même si ce petit aparté n’y répondra sans doute pas suffisamment, voici quelques réflexions qui ont jalonné la préparation du programme de la soirée.

Côté profession

Nous avons reçu cet e-mail d’Haskell Wexler

Chers camarades français, Conrad Hall s’est toujours considéré comme un raconteur d’histoires. Quel incroyable raconteur d’histoires en images ! Il avait un vocabulaire visuel varié, qu’il a démontré pendant plus de 50 ans, remportant des Academy Awards à 30 ans de distance. Lors de la commémoration que nous lui avons consacrée ici à Los Angeles, nous avons célébré un véritable artiste. Le travail de Conrad restera pour nous à voir, à étudier et apprécier aussi longtemps que la technologie pourra conserver les films. Notre communauté cinématographique (...)

Conrad Hall
par Willy Kurant

Conrad Hall était un de mes "proches-éloignés" depuis 1976 avec Haskell Wexler... Il devait me parrainer à l’ASC... sans grand succès à cette époque révolue de l’histoire de l’ASC... Il m’a fallu attendre quelques années. Ses ex-assistants, cadreurs, et tous les directeurs photo étaient d’une dévotion extraordinaire à son égard, se rencontraient, revoyaient Conrad et se rappelaient ses enseignements pratiques de cadrage, composition, etc. Je faisais partie du club sans avoir été son assistant. Charles Rosher Junior, Bobby Birne, Bill Fraker et Jordan (...)

A propos de Conrad Hall
par William Lubtchansky

A la suite des "Violons du bal", un film de Michel Drach tourné en 1973, j’ai reçu un coup de téléphone de Conrad Hall qui avait vu le film, étant de passage à Paris, et qui tenait à me féliciter pour mon travail. Je ne connaissais Conrad Hall qu’à travers son travail et fus très ému de recevoir les éloges d’un si éminent confrère. J’ai gardé un souvenir ineffaçable de sa démarche.

Filmographie de Conrad Hall

1958 : "Edge of Fury" (Irving Lerner) 1965 : "The Wild Seed" (Brian G. Hutton), "The Saboteur : Code Name Morituri" (Bernard Vicki), "Incubus" (Leslie Stevens) 1966 : "Harper" / "Détective privé" (Jack Smight), "The Professionals" (Richard Brooks) 1967 : "Rogue’s Gallery" (TV - Leonard Horn), "Divorce American Style" (Bud Yorkin), "Cool Hand Luke" / "Luke la main froide" (Stuart Rosenberg), "In Cold Blood" / "De sang froid" (Richard Brooks) 1968 : "Hell in the Pacific" / "Duel dans le Pacifique" (John Boorman) 1969 : "The Happy Ending" (R. (...)

Actualité du CNC

Accord de coopération entre le CNC et l’Institut cubain d’art et d’industrie cinématographique... et léger recul de fréquentation des salles, en 2002.

Accord franco-cubain pour le cinéma

David Kessler, directeur général du CNC, et Omar Gonzalez, président de l’Institut Cubain d’Art et d’Industrie Cinématographique (ICAIC), ont signé le 14 décembre à la Havane, un accord de coopération destiné à renforcer les liens cinématographiques entre leurs deux pays.

Fréquentation des salles de cinéma en 2002
léger recul

Selon les chiffres publiés lundi par le CNC, la fréquentation des salles de cinéma a légèrement reculé en 2002 : elle s’est établie à 185,10 millions d’entrées, contre 185,82 millions l’année précédente, soit une baisse de 0,4 %.

J’entends plus les sifflets !
par Jacques Loiseleux

Quand Maurice Pialat a reçu la Palme d’or à Cannes pour "Sous le soleil de Satan", quelques rangs de siffleurs professionnels lui ont fourni l’occasion d’être, en une phrase, totalement lui-même. Le poing levé, il a dit : « Si vous ne m’aimez pas, sachez que je ne vous aime pas non plus. » Avec ceux qui applaudissaient, j’ai entendu : « Si vous m’aimez, sachez que je vous aime aussi. » C’est dans cette perpétuelle contradiction que s’est écrite cette grande page du cinéma mondial qu’est l’œuvre de Maurice Pialat. Il nous reste à la mieux comprendre. (...)

Conrad Hall (1926 - 2003)
par Marc Salomon

C’est un des opérateurs majeurs qui vient de disparaître. Nous n’en voulons pour preuve que la quasi-unanimité dont il jouissait auprès de ses confrères du monde entier qui admiraient son travail à chaque fois aussi inventif que rigoureux, tant sur le plan de la lumière que sur ceux du cadrage (le plus souvent en Scope) et du découpage des séquences. « Je pense que son travail est fantastique parce qu’il est très varié. Ce n’est pas tant qu’il a un style, mais on reconnaît toujours son travail d’une façon ou d’une autre » déclarait justement Roger (...)

Maurice Pialat
par Emmanuel Machuel

Il est très difficile de parler de Maurice Pialat, personnalité particulièrement complexe.
Mon expérience se " limite " à quatre mois de tournage du Van Gogh. Un an avant le début des prises de vues, nous avons eu une conversation de deux heures dans le train nous ramenant de repérages dans la Loire. (...)