Jamais le premier soir

Dominique Farrugia m’a appelé un jour de novembre 2012 pour m’annoncer qu’il produisait un premier film et que la future réalisatrice avait la folle idée de me le proposer… Un an plus tard, le film est terminé, monté, mixé, étalonné et je suis tellement content d’en avoir fait l’image.
Laurent Dailland, au centre, dirigeant ses électrons
Photo Pascal Chantier


En repartant de mon premier rendez-vous avec Mélissa Drigeard (oui, la fille du chef électricien !), je savais que j’allais faire son film, Jamais le premier soir. Il est vrai qu’une comédie romantique pouvait manquer à ma filmographie pour être tout à fait éclectique… Mais pas du tout. Melissa Drigeard et Vincent Juillet ont écrit une histoire simple avec des personnages égarés dans la " quarantaine célibataire " et qui sonne tellement juste.
Tous les rôles, jusqu’au plus petit, sont traités avec soin, dans leurs excès, leurs retenues, leurs folies. Il y souffle une brise d’enchantement, très dans l’air du temps. Il y avait dans le projet quelque chose qui faisait envie, ce petit détail qui tient plus de la personnalité du metteur en scène que de son expérience.

Il faudrait mieux que Melissa vous explique pourquoi elle me voulait sur son film.
Je pense que confrontée à son tout premier tournage elle avait envie de s’entourer d’un chef opérateur aguerri. J’ai fait de mon mieux pour l’image et j’ai apprécié tout particulièrement chaque fois où elle demandait mon avis sur des choses qui n’avaient rien à voir ni avec la lumière ni avec le cadre…
Pourtant Melissa, sans toujours l’exprimer clairement, a une vraie exigence sur l’image. Elle s’est d’ailleurs battue bec et ongles, avec mon soutien bien évidemment, pour que le film se tourne en pellicule. Elle voulait une image très cinématographique et ses références étaient très très nombreuses…
J’en profite d’ailleurs pour remercier les gens de Fujifilm qui se sont débrouillés et enthousiasmés pour nous rapatrier des fins de stock de plusieurs villes européennes afin réunir les bobines nécessaires.

Je ne peux pas parler de ce film sans évoquer les trois actrices principales : Alexandra Lamy, Mélanie Doutey et Julie Ferrier que nous avons tous eu un grand plaisir à filmer. Loin des cachets habituels des premiers rôles, leur conviction et leur enthousiasme ont fait que Jamais le premier soir existe. Sans oublier les hommes du film : l’inattendu Jean-Paul Rouve, le surprenant Julien Boisselier, la participation trop courte de Michel Vuillermoz et autres…

Je ne peux pas parler de ce film sans évoquer également Jean-Pierre Beauviala et Aaton. Alors que nous étions en train de tourner avec deux caméras Aaton Penelope 35, nous apprenions que ses rêves pour la prometteuse caméra numérique Aaton Delta-Penelope se brisaient. Je suis un opérateur qui depuis les premiers courts métrages jusqu’au budget les plus " pharaoniques " a toujours une Aaton dans les mains. Et je voulais juste dire à Jean-Pierre, que je ne connais pas personnellement, que je suis très fier de faire partie de la " génération Aaton ".
Jamais le premier soir est sur les écrans depuis le 1er Janvier et je vous garantis qu’il vous mettra de bonne humeur.

Une de nos deux Aaton Penelope 35
Photo Laurent Dailland


Jamais le premier soir
Réalisation : Melissa Drigeard
Scénario : Melissa Drigeard et Vincent Juillet
Production : Few et Europacorp
Producteur : Dominique Farrugia
Productrice exécutive : Dominique Brunner
Directeur de production : Kader Djedra.

(Dans le portfolio ci-joint, le roman-photo du tournage)

Portfolio

Équipe

Cadreur : Antoine Struyf
1ers assistants opérateur : Océane Lavergne et Arnaud Gervet
2es assistants opérateur : Dario Fau et Martin Rossini
3e assistante opérateur : Stéphanie Arbogast
Coloriste : Isabelle Julien
Chef machiniste : Gil Fontbonne
Chef électricien : Pascal Pajaud

Technique

Matériel caméra : Panavision (Aaton 2perf avec objectifs Primo et Sony F 65 pour une journée)
Matériel machinerie : Nextshot
Matériel lumière : Transpalux
Laboratoires 35 et numérique : Digimage et Digital Factory
Etalonnage numérique : Digimage sur Lustre