Où Darius Khondji, AFC, ASC, éclaire sa rétrospective à la Cinémathèque française

Par François Reumont pour l’AFC

La Lettre AFC n°274

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Avant d’être célébré dans le temple de la cinéphilie française, Darius Khondji s’est prêté au jeu d’une interview où une série d’images surprises lui ont été proposées. Le chef opérateur de Delicatessen et Seven revient sur quelques souvenirs, inspirations, angoisses et passions. (FR)

Diabolique

"La Neuvième porte", de Roman Polanski
"Dracula", de Francis Ford Coppola
"Possession", d’Andrzej Żuławski


La Neuvième porte, c’est d’abord le souvenir unique de travailler avec Roman Polanski, un très grand réalisateur. Et puis il y a Franck Langella qui joue ce personnage manipulateur de Boris Balkan – c’est lui qui étrangle Lena Olin dans cette scène. Pour moi, il restait dans ma mémoire comme l’interprète de Dracula dans le spectacle de Broadway quand j’étais étudiant à New York !

Amusant quand je vois à côté cette image du Dracula de Coppola. Quoi qu’il en soit, le roman de Bram Stoker fait partie de mes lectures fondatrices de jeunesse, et je le connais vraiment très bien. Quand j’avais 11 ou 12 ans, je faisais même des courts métrage inspirés de ce personnage de vampire.
En ce qui concerne cette adaptation de Coppola, c’est un travail assez baroque, Assez loin de ma vision, dans le fond assez romantique, du roman. Autant j’apprécie le travail de caméra et de cadrage de Michael Ballhaus, je n’ai pas été spécialement influencé par son travail de lumière sur ce film.

Possession en 1981, ça c’est bien sur une toute autre vision du fantastique. Je sortais juste de mes études et j’admirais énormément le travail de Bruno Nuytten. C’est une des personnes qui m’a le plus influencé à me lancer dans ce métier, et son utilisation à l’époque (sur ce film) des grands angles donnait un ton différent à ce qui se faisait au cinéma. C’est un film étrange, mon préféré de loin de Żuławski et qui a compté beaucoup pour son coté froid et métallique.
Puisque ces images m’ont amené à parler d’influences, il faut que je revienne sur l’inspiration centrale que tous les films de Roman Polanski ont été pour moi, au même titre que ceux de Stanley Kubrick. J’adore chez eux la flexibilité et le talent qu’ils ont eu de passer si facilement d’un univers à l’autre, d’un style de film à un autre.

Beautés

"Beauté volée", de Bernardo Bertolucci
"Chéri", de Stephen Frears


Bernardo Bertolucci me proposait un film très différent de ce qu’il avait fait précédemment. Un film plus intimiste, une jeune fille américaine qui est à la recherche de son père en Italie, et au fond de sa propre identité. Cette rupture a aussi coïncidait pour moi. Beauté volée fut un film de l’éveil... Je sortais juste de Seven, un univers très noir, brutal et urbain, et j’arrivais en Toscane, dans ces paysages ensoleillés. Ça coïncidait aussi avec ma passion personnelle pour l’Italie – je parle italien – une sorte de boucle personnelle en quelque sorte.
Le scénario, le thème et le réalisateur sont importants dans le choix des projets, mais parfois il faut aussi savoir changer radicalement de mode. Travailler avec les mêmes outils, filmer des comédiens avec une caméra, des optiques... mais passer à toute autre chose à l’écran.

Sur Chéri, ma motivation est venue surtout de Stephen Frears, qui avait réalisé Les Liaisons dangereuses, photographié admirablement par Philippe Rousselot. Le film est ce qu’il est... un peu étrange au fond. Je m’aperçois en voyant cette association que je ne me suis jamais posé la question du parallèle entre ces deux histoires... Le thème de la jeunesse et de la vieillesse les traverse tous les deux. Mais Chéri est résolument plus sophistiqué, Beauté volée, beaucoup plus brut. C’est dû aux metteurs en scène qui étaient très différents face aux projets. Bernardo m’avait montré des films de Max Ophuls comme La Ronde ou Lola Montès... avec beaucoup de mouvements et d’énergie. Stephen, lui, me parlait d’une France glacée, bourgeoise et vernie. Une histoire d’amour dans l’époque de Proust qui parle de mort, mais pas une mort en plein soleil comme dans Beauté volée...

Soleil

"Magic in the Moonlight", de Woody Allen
"My Blueberry Nights", de Wong Kar-wai
"Seven", de David Fincher


J’avoue que j’ai longtemps eu du mal avec le soleil. J’en avais un peu peur, et ce n’est qu’assez récemment que j’ai décidé de l’accepter, pour les histoires qui le permettent…
Par exemple, sur Lost City of Z, le dernier film que j’ai tourné avec James Gray, j’ai pris le soleil comme un élément d’écriture à part entière. Sur Chéri ou sur L’Interprète, je m’en méfiais terriblement ! Je tendais des gigantesques toiles en extérieur avec des soies ou des cotons pour l’adoucir, et puis je redonnais du contraste à partir de cette base sur des fonds dégagés. Les personnages évoluaient dans un espace complètement contrôlé, sans grande considération pour les créneaux horaires optimaux. Depuis, c’est tout l’inverse. Je fais extrêmement attention aux heures de tournage, et je m’adapte pour tourner avec le soleil nu. Que ce soit en contre-jour quand c’est nécessaire ou en effet plus latéral selon les scènes.
En ce qui concerne Woody Allen, il adore, par exemple, les jours gris, ou la lumière du soleil filtrée par les nuages. Aussi, on tourne très rarement en plein soleil.

Cette image de voiture tirée de Magic in the Moonlight est glamour, un peu l’exception qui confirme la règle. La plupart du temps, sur ce film, j’ai filtré le soleil avec des ballons à hélium diffusants qui nous ont servi de nuages contrôlés.
Cette autre image extraite d’une séquence voiture jour dans My Blueberry Nights est une autre singularité ! Un des rares films dont je n’ai pas pu superviser l’étalonnage. Ayant utilisé à la prise de vues une pellicule surdéveloppée pour saturer un peu plus les couleurs, je comptais à l’origine compenser cet effet en désaturant un peu ensuite en étalonnage. Wong Kar-wai et William Cheng ont finalement décidé d’aller encore plus loin dans la saturation finale, et je ne reconnais pas totalement mon travail.
Ce genre de choses arrive. Désormais, quand je ne peux pas me libérer – comme c’était par exemple le cas sur Lost City of Z – je demande à ce que ce soit Yvan Lucas qui étalonne, et on échange alors à distance des images de référence. Ça marche très bien.

La scène finale de Seven, c’est un très bon souvenir. On avait tourné tous le film sous la pluie, en bataillant ferme pour déverser des trombes d’eau artificielles sur le décor et en couvrant les rues. Et puis, il y avait cette dernière scène, en plein soleil, à Lancaster dans le désert derrière Los Angeles. David Fincher m’a totalement soutenu là-dessus.
A la fois, quand je compare ces trois images solaires, on voit très bien que des trois films, c’est bien Seven qui garde l’image la plus sombre.

Paysages

"Heaven’s Gate", de Michael Cimino


Je n’ai jamais fait de grand film de paysage comme peut l’être Heaven’s Gate. A la fois je pense que tout directeur de la photographie rêverait d’avoir fait un tel chef d’œuvre ! Tourner dans un studio en plein air..., c’est le top ! Vous verrez que sur Lost City of Z, la nature a quand même une place prépondérante, tout comme sur Okja, le dernier film de Bong Joon-ho que je viens de tourner en Corée en 2016. Mais ça n’arrive pas à la cheville de ce que Vilmos Zsigmond a pu réaliser sur Heaven’s Gate !

Styles

"Cafe Society", de Woody Allen
"Annie Hall", de Woody Allen


J’aime bien le fait que Woody Allen et Vittorio Storaro se soient rencontrés. Woody Allen doit être très content de son travail d’image, avec ces ambiances dorées qu’il apprécie. On dirait que c’est même physiologique chez lui, sa vue semblant réagir désormais beaucoup plus aux tons chauds qu’aux tons froids. Je rêve pourtant de l’emmener moi-même vers des rivages plus froids, un peu comme cette image de Annie Hall.
C’est ce que j’ai tenté sur Irrational Man, le dernier film ensemble un peu plus froid que les autres, mais quand même encore un peu doré sur ses demandes ! J’adorerais au fond travailler avec lui dans ces ambiances entre ce que Gordon Willis et Sven Nykvist on pu faire entre 1970 et 1980... Connaître ce Woody Allen-là !

Remakes

"Funny Games", de Michael Haneke
"Funny Games U.S.", de Michael Haneke


Le remake de Funny Games a été fait plan par plan. C’était pour moi une expérience extraordinaire de travailler sur ce projet avec Michael Haneke. C’était comme un travail d’artiste conceptuel. On a même poussé la chose jusqu’à filmer chaque plan avec les mêmes focales que celles utilisées sur l’original... La seule dérogation à la règle a été de changer légèrement le format du film, en passant du 1,66 d’origine au 1,85, un format plus courant aux USA. Michael a eu un peu de mal avec ce changement de format...
Autre chose, quand il m’a rencontré pour la première fois, je lui ai dit combien le film original m’avait révulsé. Et c’est ce contre-pied qui a dû lui plaire. Les deux images se ressemblent forcément car le décor et les costumes étaient presque les mêmes, à quelques exceptions près (dues aux différences entre les USA et l’Autriche), et Michael est extrêmement rigoureux en matière de lumière. Il ne tolère aucune incartade à la réalité, tandis que moi, je viens plus d’un univers de lumière stylisée, pas forcément la réalité pour la réalité. Travailler avec lui a été une très bonne école.

La caméra

Emmanuel "Chivo" Lubezki sur le tournage de "The Revenant"


Chivo est un directeur de la photographie très doué. Il a aussi cette chance de cadrer des films principalement photographiés en lumière naturelle. Parfois, je me prends à penser que je vais revenir à un cinéma très simple, que je cadrerais moi-même avec juste une équipe très légère, un peu comme à mes débuts. En contact direct avec les comédiens... C’est sur Seven que j’ai commencé à travailler avec un cadreur. David Fincher, qui me l’a proposé, préférait qu’on fonctionne comme ça... Quand on a la chance de travailler avec de très bons cadreurs, cela peut donner de très bons résultats. Surtout ça me permet de ne pas rester bloqué derrière la caméra quand on enchaîne comme avec David Fincher ou James Gray parfois trente ou quarante prises. On est plus en contrôle de la direction artistique et on peut avoir un œil sur plusieurs caméras à la fois (ou sur l’ensemble se l’image et être très près du metteur en scène). Sinon, depuis quelques films, je dessine moi-même beaucoup plus les cadres et je donne des instructions très précises au cadreur.
En publicité, en revanche, je cadre presque tout le temps moi-même, surtout quand je réalise. A moins que ce ne soit des mouvements très compliqués à la grue ou bien sûr au Steadicam.
Ah oui ! Il faut que je le dise : je n’aime pas du tout la visée électronique des caméras numériques, ça me fait mal aux yeux. Je préfère la visée organique des caméras film. Pour ça la tentative d’Arri de proposer une caméra numérique avec visée optique était excellente... Le souci, c’est qu’elle est atteinte d’une sorte de papillotement très gênant.

Bonbon

Publicité Prada Candy
"Marie-Louise ou la permission", de Manuel Flèche


Sur ces images, je vois surtout Kate Beckinsale et Léa Seydoux. Je n’ai jamais eu l’occasion de retravailler avec la première, quant à Léa, j’adorerais la filmer comme comédienne principale dans un long métrage. Les deux images ont effectivement un coté rose bonbon en commun, mais c’est au fond très éloigné de mes goûts personnels... Je n’aime pas trop les choses mignonnes ! La publicité Candy était je crois très "Wes Andersonienne".
Quant à Marie-Louise ou la permission, réalisé par Manuel Flèche – un de mes meilleurs amis –, c’est un film que je ne pourrais sans doute pas refaire comme ça maintenant. J’avoue que c’est une limitation de ma part, parce que je revendique souvent qu’un opérateur doit être capable de tout pouvoir faire à partir du moment où l’on aime le script et le réalisateur... Ne surtout pas revendiquer de style propre. Mais là, à part peut-être Wes Anderson et son sens de l’humour bien à lui..., je ne vois pas qui pourrait me convaincre de refaire une image comme celle-là !

Comédies

"Alien 4", de Jean-Pierre Jeunet
"Mars Attacks !", de Tim Burton


Je n’aime pas beaucoup les grosses comédies ! Peut-être je manque d’humour cinématographique ? Enfin, pour moi, Alien, c’était quand même un peu une sorte de comédie... ! Je me souviens en tout cas avoir beaucoup ri avec Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, qui ont énormément d’humour.
Woody Allen est aussi très drôle, très pince sans rire. Mais c’est vrai que les films qu’on a faits ensemble ne sont pas forcément ses plus drôles.
En tout cas Mars Attacks !, c’est un film génial. Peut-être mon préféré de Tim Burton. Maintenant que Trump est président des USA, il faudrait ressortir le film en double programme avec Docteur Folamour et le projeter sur 1 000 copies !

Enfer vert

"La Plage", de Danny Boyle
"The Ruins", de Carter Smith


J’ai adoré tourner La Plage. J’ai été déçu que le film soit mal accueilli. C’est effectivement mon premier film qui se passe au milieu de la nature, avec beaucoup de vert. A cette époque, je n’aimais pas beaucoup le vert de la nature, je m’en méfiais !
The Ruins, réalisé en 2008 par Carter Smith, se passe aussi beaucoup dans la nature, dans un décor presque tropical (l’histoire se déroule au Mexique). Je n’aime pas le vert trop chaud, j’aime les verts froids, désaturés... Et ça devient en général problématique quand un réalisateur veut des ambiances dorées dans un décor extérieur jour avec du vert.
Il y a un rapport évident entre les deux films et j’ai effectivement pensé au premier quand le deuxième s’est présenté. On retrouve ce trajet des personnages qui pensent accéder à une sorte de paradis mais qui vont se retrouver en enfer. J’adore ce thème qui consiste à montrer la nature comme un élément diabolique. Sur ce film, on a fait énormément d’essais lumière et pellicules car il y avait beaucoup d’éléments artificiels, comme ces fausses plantes en plastiques, qu’on voit sur ce plan, qui devaient passer pour réelles et dévorer les être humains. C’est un film d’horreur très gore qu’on a fait sérieusement, mais avec beaucoup de second degré...

Oscars

"La La Land", de Damien Chazelle
"Arrival", de Denis Villeneuve
"Moonlight", de Barry Jenkins


C’est drôle, le choix de ces films. Sur ces trois films, on m’en a proposés deux. La La Land et Arrival, que j’ai dû refuser car j’avais en même temps Lost City of Z. J’aime beaucoup Arrival, je trouve un côté très analogique à l’image de Bradford Young, un peu comme du disque vinyle, même si le film a été tourné en numérique.
La La Land est fun à regarder. Je ne pense pas que ce soit un sommet en tant que film mais le travail de Linus Sandgren est réussi pour le projet. Cela m’aurait plu de faire cette comédie musicale. Je n’ai fait que Evita avec Alan Parker en 1996 et pourtant, c’est un genre que j’aime beaucoup. Mais à part Chicago (qui m’avait aussi été proposé), les projets sont rares.
Enfin Moonlight filmé par James Laxton, dont j’aime bien l’image... Quoi qu’il en soit, ce sont trois bons directeurs de la photographie, surtout Bradford Young, qui je pense est excellent !

Couloirs

"In Dreams", de Neil Jordan
"Seven", de David Fincher
Publicité Louis Vuitton


J’adore filmer les couloirs. C’est vrai que sur In Dreams, j’ai eu parfois la sensation de retrouver certains décors de Seven, même si l’on tournait aux USA, pour le coup dans des endroits complètements différents. Ce décor en particulier, éclairé par le soleil, était un peu différent, et ce mélange entre la dureté du soleil et les réflexions au sol depuis le ciel formait un ensemble parfait.
Sur cette publicité Vuitton dont est tirée la 3e image, ce sont les ombres portées qui forment la perspective. C’est toujours très attirant pour la caméra d’être devant un décor en profondeur et pouvoir le sculpter avec la lumière...

Dîners

"Le Parrain", de Francis Ford Coppola
Publicité Prada
"Midnight in Paris", de Woody Allen


Je suis parfois intimidé par les dîners ! En fait ils se ressemblent un peu toujours. Que ce soit les dîners de jour, avec les visages un peu dans l’ombre par rapport aux fenêtres, ou les dîners de nuit comme dans ces images avec la lumière qui tombe sur la table… Mais quand je vois cette image du Parrain faite par Gordon Willis, c’est un émerveillement. La perfection des couleurs dans cette image... Certes le décor et les costumes jouent autant dans la réussite, comme dans la musique de chambre entre plusieurs solistes.
Sur la publicité Prada réalisée par Wes Anderson, c’est Milena Canonero qui s’est occupée des costumes, et c’est elle qui avait fait Orange mécanique, Barry Lyndon, Shining et le Parrain III. En tout cas on reconnaît le style de Wes, assez saturé, avec une palette de couleurs assez variées.

Du coup, quand je revois cette image de Midnight in Paris, je réalise combien c’est monochromatique ! Je me souviens que nous étions allés avec Woody Allen sur une idée de rouge et noir plutôt que du noir et blanc pour les séquences d’époque… Mais je pense qu’on aurait dû mélanger un peu de bleu, ne serait-ce qu’en arrière plan ! Je réalise en même temps combien le noir et blanc me manque. Je n’en ai pas refait depuis mes débuts avec Le Trésor des îles Chiennes et j’avoue que j’aimerais vraiment retourner bientôt comme ça. Le travail de Pascal Marti, par exemple sur Frantz, de François Ozon, est très beau et m’a beaucoup plu.

Intérieur

"Marylin", de Philippe Pareno


C’était pour moi très important de montrer les films d’arts faits avec Philippe Pareno à l’occasion de cette rétrospective. Des films qui sont au fond très proches de moi, en tout cas autant que peuvent l’être Seven ou Lost City of Z.
Cette image est tirée du film Marylin, de Philippe Pareno. Pour ce film, on a organisé une séance de spiritisme en préparation pour communiquer avec elle. Ensuite on a tourné dans une réplique exacte de la chambre de l’hôtel dans lequel elle vivait à NY, le Waldorf Astoria.
C’est un projet sur lequel j’ai travaillé sur un mode très intuitif... J’avais l’impression d’être avec la présence fantomatique de Marylin à travers son écriture reproduite par un robot tandis qu’une voix est également reproduite artificiellement…
Il y aura aussi à la Cinémathèque CHZ, un film tourné au Portugal sur un jardin créé pour le film qu’on va suivre dans le temps, ou 8-06-68, un film tourné en 70 mm sur le transfert de la dépouille de Robert Kennedy inspiré d’un livre de photo fait à l’époque.
En fait ces films parlent un peu tous de fantômes à leur façon.
Il faudra vraiment venir à la Cinémathèque le 18 mars, Philippe sera là d’ailleurs avec moi pour les présenter.

(Propos recueillis par François Reumont pour l’AFC)