Angénieux au 71 ème Festival de Cannes

Hommage à Edward Lachman, ASC, et reconnaissance du travail de Cecile Zhang

par Angénieux

Chaque année, la Cérémonie "Pierre Angénieux ExcelLens in Cinematography" met en lumière un directeur de la photographie ayant marqué l’histoire du Cinéma. Depuis 2013, l’hommage a été rendu à Philippe Rousselot AFC, ASC, Vilmos Zsigmond HSC, ASC, en 2014, Roger A. Deakins BSC, ASC, en 2015, Peter Suschitzky, ASC, en 2016 et Christopher Doyle, HKSC, en 2017. En 2018, le "Pierre Angénieux ExcelLens in Cinematography" sera remis au photographe, chef opérateur et réalisateur américain Edward Lachman, ASC, lors d’une soirée exceptionnelle au cœur du 71e Festival de Cannes.

Avec plus de 75 films et documentaires éclectiques en 45 ans, Edward Lachman a apporté sa sensibilité à des œuvres signées de Werner Herzog, Jonathan Demme, Susan Seidelman, Dennis Hopper, Paul Schrader, Mira Nair, Andrew Niccol, Robert Altman, Todd Solondz ou encore Larry Clark, avec qui il a coréalisé le sensuel Ken Park.
De nombreux films qu’il a éclairés ont été sélectionnés à Cannes : des documentaires de Wim Wenders - celui coréalisé avec Nicholas Ray, Lightning over Water, ou Tokyo-Ga –, Les Petites guerres, de Maroun Bagdadi, Colère en Louisiane, de Volker Schlöndorff, Virgin Suicides, de Sofia Coppola, Import/Export et la trilogie Paradis, de l’Autrichien Ulrich Seidl, The Limey, de Steven Soderbergh, pour qui il a aussi donné le ton vif et réaliste d’Erin Brockovich, deux films pour lesquels des zooms Angénieux ont été utilisés.
Mais c’est avec les quatre derniers films de Todd Haynes (Loin du Paradis, I’m not There, Carol et Le Musée des Merveilles) que son travail prend une dimension particulière, entre expressionnisme et intimité, esthétisme classique et stylisation moderne.

Edward Lachman et Todd Haynes
Photo Mary Cybulski

Son travail de la lumière souligne les subtilités psychologiques de personnages tourmentés tout en ne brusquant jamais la sensibilité de mélodrames à fleur de peau. Julianne Moore (Loin du Paradis, 2002) et Cate Blanchett (Carol, 2015), toutes deux luttant pour leurs désirs et pansant leurs blessures, sont sublimées dans un univers où les couleurs contrastées mettent en relief leur impossibilité d’aimer dans une société aussi factice que moralisatrice.
Ces deux films ont valu à Edward Lachman une nomination pour l’Oscar de la meilleure photographie. Carol, en 2015 et Le Musée des merveilles, en 2017 ont été en compétition à Cannes.
Féru d’art, amoureux de son métier, il est comme un peintre doté d’une palette de nuances infinies. Expérimentateur et audacieux, Edward Lachman a ce génie de pouvoir "fabriquer" des images qui nous hantent longtemps.

Récipiendaire d’un prix pour l’ensemble de son œuvre l’an dernier, remis par ses pairs de l’American Society of Cinematographers, lauréat de quarante prix internationaux, exposé dans les musées et les galeries du monde entier, Edward Lachman recevra le vendredi 18 mai, en salle Buñuel au Palais des Festivals, le "Pierre Angénieux ExcelLens in Cinematography", entouré des talents qui ont accompagné sa carrière.

Edward Lachman a tourné en Angénieux
2017 : Wonderstruck, de Todd Haynes
2016 : Wiener Dog, de Todd Solondz
2015 : Carol, de Todd Haynes
2007 : I’m not There, de Todd Haynes
2000 : Erin Brockovich, de Steven Soderbergh
1999 : The Limey, de Steven Soderbergh
1986 : Mother Teresa (documentaire), d’Ann et Jeanette Petrie.

En 2018, Angénieux reconnaît aussi le travail d’un jeune talent de la création cinématographique
Soucieux de reconnaitre la contribution des plus grands professionnels de l’image, Angénieux a aussi souhaité signifier pour la première fois en 2018 à l’occasion de la cérémonie "Pierre Angénieux ExcelLens in Cinematography", toute son attention et son soutien aux nouveaux talents de la création cinématographique internationale.
Angénieux remettra cette année, dans le cadre de cette soirée exceptionnelle, une dotation à Cecile Zhang, jeune directrice de la photographie chinoise – diplômée avec les honneurs de la Beijing Film Academy – lui offrant la possibilité de faire les images de son prochain film avec un zoom Angénieux.
Elle avait intégré la Beijing Film Academy à 17 ans seulement et était la seule femme de sa promotion. Cecile a déjà fait bon nombre de films, clips vidéo et publicités et elle porte en elle l’énergie de la nouvelle génération de cinéastes. Cecile est membre de la ICFC (International Collective of Female Cinematographers), collectif international de femmes cinéastes.
Il s’agira d’un prêt le temps du tournage, d’un objectif de la gamme Optimo ou Optimo Anamorphique, selon son choix, lui permettant d’apprécier la précision du travail et la qualité du rendu d’image qui ont fait la réputation de ces objectifs.

Vendredi 18 mai 2018 - Palais des Festivals, salle Buñuel, à 20h