Les Entretiens AFC

Pierre-Hugues Galien

Où le directeur de la photographie Pierre-Hugues Galien, AFC, parle de son travail sur "Monsieur Je-sais-tout", de François Prévôt-Leygonie et Stéphane Archinard

Entre comédie romantique et "buddy movie" sur fond de foot et d’autisme, le troisième film du tandem François Prévôt-Leygonie et Stéphane Archinard est l’adaptation d’un roman paru en 2015. Arnaud Ducret reprend le rôle du père malgré lui, cette fois-ci ex joueur de foot embarrassé par l’irruption dans sa vie d’un jeune neveu autiste surdoué d’échec. Pierre-Hugues Galien, AFC, a mis en image cette comédie familiale dont le personnage de Léo (interprété par le jeune Max Baissette de Malglaive) est la découverte. (FR)
Nicolas Gaurin

Le directeur de la photographie Nicolas Gaurin parle de son travail sur "Hippocrate", de Thomas Lilti

Nicolas Gaurin a fait ses premiers pas comme directeur de la photographie auprès d’Anthony Cordier pour Douches froides, collaboration suivie d’un deuxième film, Happy Few. Entre ces deux longs métrages, il signe l’image de Notre étrangère, de Sarah Bouyain, et de Stella, troisième long métrage de Sylvie Verheyde qu’il retrouve quelques années plus tard pour Confessions d’un enfant du siècle (présent à Cannes en 2012). Sa carrière se poursuit avec Audrey Fouché pour Memories Corner et avec Marion Vernoux pour Les Beaux jours. Hippocrate, projeté en clôture de la Semaine de la critique, est le deuxième film de Thomas Lilti et l’occasion pour Nicolas Gaurin de travailler avec ce réalisateur pour la première fois.
Nicolas Gaurin

Le directeur de la photographie Nicolas Gaurin parle de son travail sur "Confessions d’un enfant du Siècle" de Sylvie Verheyde
Le 19e siècle à travers la caméra Alexa

Nicolas Gaurin est issu des rangs de La fémis (promotion 1999). Après quelques années d’assistanat et des films courts en tant que chef opérateur, il signe son premier long métrage en 2005 Douche froide, d’Anthony Cordier. En 2007, il rencontre Sylvie Verheyde à l’occasion d’un téléfilm pour Arte Sang froid, puis continue sa collaboration avec elle sur Stella l’année suivante.
Depuis il a également signé l’image de Happy Few, d’Anthony Cordier, Notre étrangère, de Sarah Bouyain et Memories Corner, d’Audrey Fouché.
Confessions d’un enfant du Siècle est adapté de l’unique roman d’Alfred de Musset ; il marque notamment les débuts à l’écran de la rock star britannique Pete Doherty dans le rôle principal.
Eric Gautier

Où le directeur de la photographie Eric Gautier, AFC, parle de son travail sur "L’Apparition", de Xavier Giannoli
Filmer l’invisible, par François Reumont pour l’AFC

A cette question sur le potentiel paradoxe de mettre en image un film autour d’une apparition supposée de la Vierge Marie, Eric Gautier, AFC, sourit et se remémore le début de son aventure au côté de Xavier Giannoli : « C’est un peu un défi de filmer le mystère de la foi. L’amour de Dieu, c’est comme l’amour tout court : il n’y a aucune preuve tangible, seulement du don de soi. La sincérité (et le mensonge, comme dans d’autres films du cinéaste) est la question centrale de l’intrigue. Avec, comme catalyseur scénaristique, la solitude de ces deux personnages, Jacques (Vincent Lindon) et Anna (Galatea Bellugi) ».
Eric Gautier

Le directeur de la photographie Eric Gautier, AFC, parle de son travail sur "Grace de Monaco", d’Olivier Dahan

Les collaborations régulières d’Eric Gautier avec de nombreux metteurs en scène français – Arnaud Desplechin, Olivier Assayas, Léos Carax, Patrice Chéreau, Alain Resnais – font de lui un directeur de la photo à la fois reconnu et estimé. Il s’est exporté aux Etats-Unis à l’occasion de son travail sur les films de Walter Salles, Carnet de voyage puis On the Road. Son expérience à l’étranger s’est poursuivie avec Into the Wild, de Sean Penn, et Hotel Woodstock, d’Ang Lee. Après plus d’une quarantaine de longs métrages et de collaborations très fidèles, Eric Gautier cherche toujours à renouveler ses expériences. Il travaille pour la première fois avec Olivier Dahan sur Grace de Monaco, le film d’ouverture du 67e Festival de Cannes.
Eric Gautier

Le directeur de la photographie Eric Gautier, AFC, parle de son travail sur "On the Road" de Walter Salles

C’est pour une seconde collaboration qu’Eric Gautier retrouve Walter Salles sur les routes Nord américaines. Carnets de voyage était aussi en sélection officielle à Cannes en 2004 où Eric avait été récompensé pour son travail par le prix Vulcain de l’artiste technicien. L’adaptation filmée du roman culte de Jack Kerouac On the Road, en sélection officielle de ce 65e rendez-vous cannois, a inspiré à Eric une image sans cesse réinventée.
Eric Gautier

Le directeur de la photographie Eric Gautier, AFC, parle de son travail sur "Vous n’avez encore rien vu", d’Alain Resnais

Eric Gautier a débuté sa carrière de directeur de la photographie en 1991 au côté d’Arnaud Desplechin, et a collaboré avec lui pour tous ses longs métrages. Il a signé l’image des films de Patrice Chéreau, d’Olivier Assayas, de Claude Berri et de Léos Carax. C’est pour son film Cœur qu’Alain Resnais fait appel à ses compétences pour la première fois.
En sélection officielle, Vous n’avez encore rien vu est peut-être le film le plus inventif de ce grand metteur en scène français qui, à l’âge de 90 ans, risque de faire parler de lui sur la croisette.
Pascal Gennesseaux

Neuilly, sa mère
de Djamel Bensalah et Gabriel-Julien Laferrière, photographié par Pascal Gennesseaux, AFC

Neuilly, sa mère, de Gabriel-Julien Laferrière, coréalisé et produit par Djamel Bensalah, est une comédie interprétée principalement par des " préados " entourés de comédiens reconnus, voire célèbres.
Pascal Genesseaux, collaborateur de Djamel Bensallah pour la quatrième fois, résume le film ainsi : « On peut rire des aventures de ce jeune garçon avec toute la candeur et presque la naïveté que Djamel donne à ses personnages. Plaisir et réflexion au passage sur des univers aussi contraires que ceux d’une cité de province et d’une école " libre " de Neuilly. C’est le beur et l’argent du beur… (rires…). Cette histoire est finalement proche de la vie de Djamel. »
Patrick Ghiringhelli

Tragédie à Massilia : où Patrick Ghiringhelli et Karim Dridi parlent de "Chouf"

Sept ans après Le Dernier vol, Karim Dridi filme le dernier opus de sa trilogie marseillaise (Bye Bye, Khamsa, Chouf), prenant pour décor (réel) une cité des quartiers nord de Marseille. Sur fond de trafic de drogue, de guerre de clans et de trahisons, Chouf raconte l’histoire de Sofiane qui cherche à retrouver les assassins de son frère. Pour mettre en images cette histoire évoquant parfois la tragédie grecque, il a fait appel à Patrick Ghiringhelli. Dans un entretien croisé, le réalisateur et l’opérateur racontent. (FR)
Michael Gioulakis
Agnès Godard

Entretien avec la directrice de la photographie Agnès Godard, AFC, à propos de son travail sur "Un beau soleil intérieur", de Claire Denis

Depuis son premier long métrage, Chocolat, en compétition officielle à Cannes en 1988, la directrice de la photographie Agnès Godard, AFC, accompagne Claire Denis pour une collaboration qui dure depuis bientôt trente ans. Elles se connaissaient auparavant pour avoir travaillé ensemble sur les plateaux de Wim Wenders, l’une assistante du metteur en scène, l’autre du grand directeur de la photo Henri Alekan.
Agnès Godard

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d’Ursula Meier, photographié par Agnès Godard, AFC

Production : Archipel 35, Denis Freyd, France, Box Production, Suisse, Need Production, Belgique.
Tournage en Bulgarie, été 2007, développement négatif, laboratoires Kodak, Sofia, développement positif, et scann pour les séquences à effet spéciaux, Schwarzfilm, Berne, shoot et étalonnage numérique pour les séquences à effets spéciaux, Eclair, Paris, effets spéciaux, Digital Graphics, Marc Umé, Liège, étalonnage argentique, Gérard Savary, Eclair...
Comme vous pouvez le constater, cette production a étendu sa toile de travail dans beaucoup de pays. Cela s’est traduit par une grande difficulté de coordination, surtout en ce qui concerne les séquences à effets spéciaux.
Stephen Goldblatt

Stephen Goldblatt, ASC, BSC, une passion de l’image
Par François Reumont pour l’AFC

Photographe "people" de la fin du Swinging London, le jeune Stephen Goldblatt (la vingtaine) se retrouve à faire poser les Beatles pour des photos lors de la sortie du mythique album blanc (1968). Mais c’est en traînant sur les plateaux de ciné qu’il se familiarise avec les postes de l’équipe de tournage, et qu’il décide de bifurquer vers la cadence de 24 images/seconde.
Eric Guichard
Eric Guichard

Channa Deshapriya, directeur de la photographie sri lankais
s’entretient avec Eric Guichard et Tommaso Vergallo

Lors d’une visite au bureau de l’AFC, Channa Deshapriya, directeur de la photographie de Sulanga enu pinisa (La Terre abandonnée, prix ex-æquo de la Caméra d’Or cette année à Cannes) de Vimukthi Jayasundara, s’est entretenu avec Tommaso Vergallo, directeur des productions cinéma numérique chez Digimage, et Eric Guichard.
Asoka Handagama, réalisateur de A Letter of Fire, a effectué les traductions.
Paul Guilhaume

Le directeur de la photographie Paul Guilhaume parle de son travail sur "Ava", de Léa Mysius

Sorti du département Image de La fémis en 2014, Paul Guilhaume a travaillé avec Léa Mysius (même promotion, section scénario) sur le moyen métrage L’Ile jaune, tourné en 16 mm anamorphique et pour lequel il obtient le Prix de la meilleure photo au Festival de Clermont-Ferrand en 2016. Il poursuit cette collaboration avec Léa Mysius pour son premier long métrage, Ava, tourné également sur pellicule et sélectionné à la Semaine de la Critique de ce 70e Festival de Cannes. (BB)
Paul Guilhaume