In memoriam

Un hommage à Jean-Pierre Beauviala dans les "Cahiers du cinéma"

Jean-Pierre Beauviala

Dans le N° 755 - mai 2019 - des Cahiers du cinéma, le directeur de la photographie Thomas Favel rend hommage à Jean-Pierre Beauviala. Ayant fait au printemps 2006 un stage chez Aaton où il avait pour tâche de contrôler les caméras en retour de maintenance, il revient sur le parcours d’un esprit libre qui restera « au firmament des inventeurs ».

Le pétrole et les idées
Par François Reumont

Jean-Pierre Beauviala

« En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées », proclamait crânement un slogan de 1976 devenu proverbial. C’était le premier choc pétrolier et le gouvernement sortait une campagne de spots publicitaires accompagnant le changement d’heure et diverses mesures d’économies d’énergie.

Jean-Pierre Beauviala (1937-2019)
La ville criminogène, le son concomitant et... un chat sur l’épaule

Jean-Pierre Beauviala

L’histoire d’Aaton fut d’abord et toujours celle d’un homme, Jean-Pierre Beauviala, au parcours singulier et unique dans l’histoire du cinéma et de ses techniques. Certes son nom vient s’ajouter à une liste de pionniers et industriels français, d’Etienne-Jules Marey et Louis Lumière à André Coutant et Pierre Angénieux, mais il incarne plus que les autres un certain génie français, cartésien et intuitif, considérant que trouver les bonnes réponses exige de se poser d’abord les bonnes questions afin de fournir les outils adaptés aux besoins de chacun.

Les gentils ronrons de l’Aaton
Par Gérard de Battista, AFC

Jean-Pierre Beauviala

En février 1973, Jean Rouch me demande de participer à un tournage "évènement" à l’occasion du Festival de courts métrages de Grenoble : un film sur ce festival, tourné avec une toute nouvelle caméra, en pellicule noir et blanc inversible envoyée au labo chaque soir à Paris et montée dès son retour développée pour que le film soit montré terminé à la fin du festival.

La dernière demeure de Jean-Pierre Beauviala

Jean-Pierre Beauviala

L’AFC était présente aux obsèques de Jean-Pierre Beauviala, mardi 16 avril 2019 à Mens. Un court film y a été tourné, donnant, à le voir, l’impression d’avoir été là, entre pics enneigés, parapluie bleu, panier de noix et fleurs bleues...

Le(s) regard(s) d’Agnès Varda, glaneuse d’images

Agnès Varda

Comme le chat Zgougou, mascotte immortalisée par le logo de Ciné-Tamaris, Agnès Varda aura eu plusieurs vies – photographe, cinéaste, documentariste, plasticienne –, brouillant constamment les pistes entre fiction et documentaire, réalité et imaginaire, poésie et militantisme, regard porté vers les autres et introspection.

Emporté dans le tourbillon d’énergie d’Agnès Varda
Par Eric Gautier, AFC

Agnès Varda

J’ai rencontré Agnès Varda grâce à Patricia Mazuy, avec qui je venais de tourner Travolta et moi. Elle m’a proposé de tourner avec elle Les Cent et une nuits de Simon Cinéma. Avec tous ces acteurs magnifiques, de Michel Piccoli à Marcello Mastroiani, en passant par Sandrine Bonnaire et Alain Delon, Robert de Niro et Catherine Deneuve...

Jean-Pierre Beauviala a accompagné ma vie de chef opérateur
Par Eric Gautier, AFC

Jean-Pierre Beauviala

Jean-Pierre a accompagné toute ma vie de chef opérateur, depuis la fin des années 1970 et ses entretiens passionnants aux Cahiers du Cinéma, puis avec sa caméra S16 mm pour les courts métrages et les documentaires, puis l’Aaton 35 mm, que j’ai utilisée sur presque tous mes films avant l’arrivée de la magnifique Penelope, qui reste ma caméra de prédilection.

Rien n’arrêtait Agnès Varda
Par Patrick Blossier, AFC

Agnès Varda

L’affiche du festival de Cannes 2019 est sublime. Très bel hommage qui résume tout Agnès Varda. Rien n’arrête Agnès pour tourner un plan, rien n’est impossible, sa petite taille ne l’empêchera pas d’atteindre le viseur de la caméra haute perchée. L’image vient du tournage de son premier long métrage, La Pointe courte, tourné à Sète en 1954 alors qu’elle est photographe du TNP de Jean Vilar.

Agnès Varda, Paysage
Par Agnès Godard, AFC

Agnès Varda

Le tournage a commencé en mai 1990.
Patrick Blossier est le directeur de la photographie.
Il a photographié Sans toit ni loi.
En juin il m’appelle.
Le film Evocation d’une vocation ou Jacquot de Nantes (titre encore incertain) est à l’arrêt.

"Varda par Agnès", deux causeries sur Arte

Agnès Varda

Après la disparition de la réalisatrice le 29 mars 2019 à l’âge de 90 ans, Arte propose de voir ou revoir gratuitement en ligne jusqu’au 27 mai 2019, dans la série "Les Grands du 7e art", deux films documentaires écrits et réalisés par Agnès Varda intitulés Causeries.

L’"ombre éclairée" d’Agnès Varda
Par Hélène Louvart, AFC

Agnès Varda

Agnès, voila ces quelques lignes.
Notre dernière conversation date de ce janvier, tu m’as appelée vers les 23 heures, ainsi que le lendemain aussi, il était quasi minuit. J’ai de suite décroché et je n’ai pas osé te dire qu’il était tard. Tu paraissais à ta voix en pleine forme, me demandant ce que je faisais, où j’étais, et si je pouvais te conseiller un ou une étalonneuse en qui j’avais confiance pour ton dernier film.

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